Nouveau cap historique pour la Côte d’Ivoire. Selon le dernier rapport de la Banque africaine de développement (BAD), le pays de l’un des taux de croissance les plus dynamiques du continent fait désormais officiellement partie des 10 économies les plus industrialisées d’Afrique. Une consécration qui valide la stratégie de transformation locale prônée par Abidjan.

Une progression fulgurante portée par le cacao et l’anacarde
Longtemps restée une économie essentiellement agricole et exportatrice de produits bruts, la Côte d’Ivoire récolte les fruits de sa politique d’industrialisation. En devenant le premier broyeur mondial de fèves de cacao et en accélérant la transformation de la noix de cajou, le pays a su capter la valeur ajoutée qui lui échappait par le passé.

L’Indice de l’industrialisation en Afrique (AII) de la BAD prend en compte des critères stricts : la performance manufacturière, la disponibilité des infrastructures, le capital humain et l’environnement des affaires. Sur tous ces voyants, les clignotants ivoiriens sont passés au vert.
Le défi de la durabilité et de l’emploi
Si l’entrée dans ce Top 10 aux côtés de géants comme l’Afrique du Sud, le Maroc ou l’Égypte est une victoire symbolique et économique forte, les défis restent nombreux. L’enjeu pour les prochaines années sera de consolider cette 10e place en intégrant davantage de PME locales dans le tissu industriel, en investissant dans la formation technique de la jeunesse et en accentuant la transition vers des énergies plus vertes pour les usines du pays.































