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Politique

Incidents de Yopougon : « Nous avons créé la psychose pour le compte du PPA-CI » affirme Josué Kouamé

La scène politique ivoirienne est une nouvelle fois secouée par des révélations explosives. Dans une déclaration publique, Josué Kouamé, présenté comme membre de la sécurité du PPA-CI, a revendiqué sa participation active aux troubles survenus dans la nuit du vendredi 1er au samedi 2 août 2025 dans la commune de Yopougon.

« Je me nomme Josué Kouamé. Je suis un membre de la sécurité du PPA-CI. Dans la nuit du vendredi à samedi, avec une quinzaine de personnes au maximum, nous avons perpétré des troubles au niveau du Singa jusqu’au nouveau bureau. C’est là que nous avons fait du vandalisme, cassé un bus, une voiture de policiers… Nous avons créé la psychose pour le compte du PPA-CI », a-t-il affirmé sans ambages.

Selon ses propos, l’opération aurait été organisée en lien avec certains « états-majors », sans que des noms de responsables politiques ne soient clairement évoqués. Cette nuit-là, un groupe d’individus armés et cagoulés s’est attaqué à un bus de la Sotra ainsi qu’à un véhicule de la Police nationale, causant d’importants dégâts matériels et semant la terreur dans cette zone densément peuplée d’Abidjan.

Dès le lendemain, le Procureur de la République, Koné Braman Oumar, a dénoncé des « actes d’une extrême gravité » et annoncé l’ouverture d’une enquête. Plusieurs suspects ont déjà été interpellés. Il a assuré que « tous les auteurs, complices et commanditaires seraient poursuivis avec la plus grande fermeté ».

Dimanche, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le Général Vagondo Diomandé, a réagi à ces déclarations en martelant que les onze personnes arrêtées devront répondre de leurs actes devant la justice. « Comme je l’ai dit, tous ceux qui seront interpellés dans le cadre de cet événement ou d’autres seront remis à la justice. Force restera à la loi », a-t-il déclaré.

Ces accusations interviennent dans un contexte politique particulièrement tendu à quelques mois de l’élection présidentielle de 2025. Le PPA-CI, le parti dirigé par l’ancien président Laurent Gbagbo, a récemment dénoncé une série d’arrestations qu’il qualifie d’arbitraires, visant principalement ses militants à Yopougon.

Pour certains responsables du parti, les propos de Josué Kouamé seraient instrumentalisés pour justifier une campagne de répression politique. Ils évoquent une mise en scène orchestrée dans le but de décrédibiliser le PPA-CI et de faire pression sur l’opposition à l’approche du scrutin.

En attendant que la justice fasse la lumière sur cette affaire, les incidents de Yopougon mettent une fois de plus en évidence la fragilité du climat politique ivoirien. Reste à savoir si ces actes relèvent d’initiatives isolées ou s’ils traduisent une montée inquiétante de la violence politique dans le pays.

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