Reçu dans l’émission Le Grand Talk sur Life TV, le député-maire de Tiassalé et président de l’ADCI, Tiémoko Antoine Assalé, candidat déclaré à l’élection présidentielle d’octobre 2025, a exprimé son souhait d’un véritable débat d’idées. Il espère, à l’instar de 2010, un face-à-face historique avec le candidat du RHDP.
Un débat attendu depuis 2010
Alors que la Commission électorale indépendante (CEI) a enregistré plus de 50 candidatures, la campagne s’annonce électrique. La date limite de dépôt des dossiers était fixée au 26 août, et il reviendra désormais au Conseil constitutionnel de publier la liste définitive des candidats.
Pour Tiémoko Antoine Assalé, l’heure est venue de donner aux Ivoiriens un débat de fond sur les enjeux réels.
« Depuis 1995, il n’y a jamais eu de véritable confrontation d’idées lors d’une présidentielle, sauf en 2010 avec Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara. J’aimerais qu’en cas de second tour, un face-à-face oppose le candidat du RHDP à mon projet de société, porté depuis 2007 », a-t-il déclaré.

« Le RHDP ne m’effraie pas »
Confiant, le journaliste d’investigation devenu homme politique affirme ne pas craindre le parti au pouvoir. Il prend pour exemple sa gestion municipale à Tiassalé :
« Le RHDP a laissé une dette de 800 millions de francs CFA pour un budget de 400 millions. Aujourd’hui, nous l’avons ramenée à 11 millions avec un budget d’1 milliard. Voilà mon bilan. »
Selon lui, ce ne sont pas les infrastructures qui doivent être le seul héritage d’un président, mais bien la réforme des institutions et les valeurs léguées à la Nation.
« Le RHDP ne m’impressionne pas. Ceux qui jugent, ce sont les Ivoiriens. Leur bulletin de vote est leur arme la plus puissante », a-t-il insisté, appelant les citoyens à participer massivement au scrutin.
Une candidature bâtie sur le terrain
Tiémoko Assalé a déposé officiellement son dossier de candidature le 25 août. Sur les réseaux sociaux, il est revenu sur le chemin parcouru :
« 82 villages, 17 départements, un district, des milliers de kilomètres parcourus, des sacrifices, mais aussi une immense solidarité. Chaque signature, chaque franc mobilisé a rendu ce moment possible », a-t-il écrit.
Au-delà de sa candidature, le fondateur du quotidien L’Éléphant Déchaîné s’est illustré cette année par son combat contre les irrégularités foncières en Côte d’Ivoire, un fléau qu’il promet de combattre à l’échelle nationale s’il accède à la magistrature suprême.
Une élection sous tension
Avec une cinquantaine de prétendants à la succession du président Alassane Ouattara, la présidentielle 2025 s’annonce disputée. Mais pour Tiémoko Assalé, l’essentiel n’est pas le nombre de candidats : « Si les Ivoiriens veulent le changement, il est entre leurs mains. »































