Face à la montée de l’orpaillage clandestin et à la prolifération des réseaux informels en Côte d’Ivoire, le président du Front Populaire Ivoirien (FPI) monte au créneau. Contestant fermement la rhétorique officielle visant à partager la responsabilité avec la population, l’ancien Premier ministre dénonce un échec de la gouvernance et appelle l’État à assumer ses prérogatives régaliennes.
Le ton monte sur la scène politique ivoirienne. Alors que les dégradations environnementales et sécuritaires liées à l’orpaillage illégal suscitent une vive inquiétude au sein de l’opinion publique, le président du Front Populaire Ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan, a vivement réagi aux récentes déclarations du gouvernement.
La responsabilité exclusive de l’État
S’insurgeant contre l’idée d’une responsabilité collective formulée par les autorités estimant que la lutte contre ce fléau concernait l’ensemble des citoyens , l’ancien Premier ministre refuse tout transfert de culpabilité. Pour le patron du FPI, la persistance et la structuration de ces trafics à travers le territoire national ne relèvent pas des populations, mais traduisent directement l’incapacité de l’exécutif à faire respecter la loi.
« C’est la faute du gouvernement, c’est la faillite du gouvernement, mais ce n’est pas la responsabilité des autres », a martelé le leader de l’opposition, interrogeant l’efficacité du déploiement des Forces de défense et de sécurité sur le terrain face à des activités criminelles menées au vu et au su de tous.
Gouvernance et impunité en question
Au-delà de la seule question minière, c’est l’ensemble de la chaîne de contrôle et de régulation publique que vise le président du FPI. En dénonçant la prolifération de ces réseaux informels, Pascal Affi N’Guessan remet sur la table la question de l’impunité, du laxisme administratif et du manque de fermeté aux frontières.
Pour l’opposition, la réponse au phénomène ne saurait se limiter à des appels à la conscience citoyenne, mais exige une volonté politique réelle, une traçabilité rigoureuse et des sanctions exemplaires contre les commanditaires et complices de ces flux illicites.
À l’approche des grands rendez-vous politiques, cette offensive du FPI replace la sécurité du territoire, la gestion des ressources naturelles et la gouvernance au cœur du débat national.































