La Côte d’Ivoire a validé sa qualification pour sa quatrième Coupe du Monde en 2026, après les éditions de 2006, 2010 et 2014. Pourtant, derrière la joie de cette qualification sans passer par les barrages se cachent des interrogations qui dérangent : la sérénité affichée par l’encadrement est-elle justifiée, ou les Éléphants ont-ils simplement bénéficié d’une conjoncture favorable ?
La Leçon de Faé : La Solidarité ou l’Évolution des Adversaires ?
Le sélectionneur Emerse Faé insiste sur la cohésion du groupe pour expliquer ce succès. Selon lui, le plus important est d’avoir créé « un vrai groupe » qui vit très bien, car « le plus important dans le football, c’est d’avoir un bon collectif ».
Cependant, Faé lui-même admet une autre réalité : « le football africain a bien évolué ». Il cite le Gabon comme une équipe qui les a obligés « à rester concentré » et qui « méritait d’être qualifiée ». Des équipes comme le Kenya, la Gambie, et le Burundi ont également « bien représenté le football africain ».
Le débat est donc ouvert : est-ce la qualité exceptionnelle de l’équipe ivoirienne, ou la montée en niveau général du continent qui a rendu ces éliminatoires plus laborieuses que prévu ? L’équipe est-elle vraiment au niveau international ou a-t-elle juste été assez solide pour survivre à la compétition féroce du football africain ?
Le Prochain Test : La CAN 2025, un Trophée pour Cacher les Doutes ?
Emerse Faé a conclu en promettant de « préparer la CAN 2025 pour aller la gagner ». La qualification pour la Coupe du Monde sans passer par le barrage est vue comme une opportunité pour bien préparer la CAN.
Mais ce nouvel objectif continental est-il une quête de gloire ou une tentative de couper court aux doutes qui entourent la performance des Éléphants ? Entre la montée en puissance des adversaires africains et les questions sur les infrastructures, la victoire promise à la CAN sera le seul moyen pour l’équipe nationale d’affirmer que sa qualification pour le Mondial est bien le fruit de son génie et non celui des circonstances.
