La musique ivoirienne pleure aujourd’hui l’un de ses serviteurs les plus talentueux. Eddie, le frère aîné de l’emblématique Skelly, s’est éteint ce matin au HMA, laissant derrière lui le souvenir d’une voix mélodieuse et d’un artiste à la sensibilité rare.
Les débuts : L’explosion avec « Jean d’Erick »
Eddie fait son entrée fracassante sur la scène musicale à la fin des années 90. C’est en 1999 que sa carrière prend une dimension nationale avec la sortie de son premier album intitulé « Jean d’Erick » (portant le nom de son fils).
Porté par des titres cultes comme « Amah » et surtout « Mokili », Eddie s’impose comme un chanteur « pétri de talent ».
À une époque où la musique ivoirienne cherchait de nouveaux souffles, sa voix suave et ses textes touchants ont bercé toute une génération de mélomanes. Il n’était pas seulement un interprète, mais un véritable artisan de l’émotion.
Eddie et Skelly : Une fraternité artistique
Au-delà de sa carrière solo, Eddie a joué un rôle déterminant dans l’éclosion de son frère, Skelly (Francis Parfait Taregue). À ses débuts, Skelly suivait son aîné sur les plateaux et dans les cabines de DJ, se faisant d’abord connaître comme « le petit frère d’Eddie« .
Malgré des trajectoires artistiques différentes l’un plus posé et mélodique, l’autre plus imprévisible et adepte du Coupé-Décalé les deux frères ont collaboré sur des morceaux mémorables comme « Douman », un titre qui témoignait de leur complicité musicale malgré les épreuves familiales.
Une discographie marquée par la résilience
Parmi ses œuvres marquantes, on retient :
Albums : Jean d’Erick, Douman.
Succès populaires : Mokili, Amah, Baba Achao.
Eddie était un artiste courageux. Ces dernières années, malgré des soucis de santé (notamment des problèmes d’articulations qu’il avait évoqués publiquement), il n’avait jamais vraiment quitté le cœur des Ivoiriens. On se souviendra de lui vendant ses CD lui-même dans des camions sonorisés, prouvant que sa passion pour la musique dépassait les paillettes du show-business.
Le clap de fin
Cinq ans après le départ de « l’Oiseau de Dieu » (Skelly), Eddie rejoint son frère au panthéon des artistes. Il laisse le souvenir d’un homme qui, malgré les tumultes de la vie et de la maladie, a toujours su préserver ce qui faisait sa force : son inspiration inoubliable.
Adieu l’artiste, ta voix ne s’éteindra jamais.
































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