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Tensions au PPA-CI : Ambroise Gnahoua dénonce son expulsion « manu militari » après avoir critiqué Nady Bamba

Le premier congrès ordinaire du Parti des Peuples Africains Côte d’Ivoire (PPA-CI) est secoué par des remous internes. Ambroise Gnahoua, cadre et militant de la première heure, affirme avoir été brutalement chassé des festivités du parti. En cause : ses critiques publiques à l’égard d’une tribune signée par Nady Bamba, l’épouse de Laurent Gbagbo.

Une tribune qui met le feu aux poudres

Tout commence début mai 2026, lorsque Nadiany « Nady » Bamba publie une tribune qui fait l’effet d’une bombe dans les cercles politiques ivoiriens. Dans son texte, elle jette un pavé dans la mare en remettant en cause l’existence réelle et structurée d’une union de la gauche en Côte d’Ivoire.

Cette sortie n’a pas tardé à faire réagir au sein de sa propre famille politique. Ambroise Gnahoua, militant de longue date, décide de monter au créneau pour contester cette vision. Qualifiant la sortie de Nady Bamba de « catastrophique » à la veille d’un congrès crucial, il rappelle que le PPA-CI inscrit sa charte fondamentale dans les valeurs de la gauche, du socialisme et du panafricanisme. Pour lui, nier la gauche revient à nier l’identité même du parti et à piétiner la mémoire de ses pionniers.

Une expulsion sous haute tension

La réponse de l’appareil du parti ne s’est pas fait attendre, mais elle s’est jouée loin des commissions disciplinaires. Ambroise Gnahoua affirme avoir été expulsé de force et de manière humiliante du site du congrès et de la fête de la Renaissance.

Selon son témoignage, c’est un officier de la sécurité un colonel qui est venu lui intimider l’ordre de quitter la tribune officielle, sans aucun document écrit ni motif officiel. « On a préféré la force brutale, la menace et l’humiliation aux procédures régulières de notre parti », dénonce le militant, qui déplore des méthodes aux antipodes des valeurs démocratiques prônées par Laurent Gbagbo.

Le spectre d’un déficit démocratique interne

Cette affaire met en lumière les fractures internes et les sensibilités à fleur de peau au sein du PPA-CI à l’approche des grandes échéances électorales. En posant publiquement la question de savoir qui a donné l’ordre d’exécuter cette sanction déguisée, Ambroise Gnahoua soulève un débat de fond : celui de la liberté d’expression et du droit à la contradiction au sein des instances du parti.

Alors que le PPA-CI tente de se structurer et d’afficher une unité de façade pour reconquérir le terrain politique, cet incident vient rappeler que la gestion des ego et le débat d’idées restent des défis majeurs pour la formation de gauche.

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