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Société

À la rencontre des Kouziés : Le peuple « invisible » des montagnes de l’Ouest

Dans la riche diversité culturelle de la Côte d’Ivoire, certains noms résonnent moins fort que d’autres. C’est le cas des Kouziés. Niché dans les reliefs escarpés du Grand Ouest, ce peuple minoritaire cultive une identité singulière, entre préservation ancestrale et intégration silencieuse.

Une identité géographique forte

Les Kouziés sont originaires de la région du Guémon, plus précisément dans la zone de Facobly. On les retrouve principalement dans le canton qui porte leur nom. Vivant dans une zone de transition entre les grandes forêts et les montagnes, ils partagent leur quotidien avec des voisins plus connus comme les Wè (Guéré et Wobé).

Une langue et une culture en partage

Sur le plan linguistique, les Kouziés font partie du groupe Krou. Leur langue est très proche de celle des Wobé, au point qu’ils sont souvent assimilés à ces derniers par les observateurs extérieurs. Cependant, pour un Kouzié, la distinction est claire : elle réside dans les nuances de ton, l’histoire des lignées et les rites spécifiques.

Un peuple de guerriers et d’agriculteurs

L’histoire orale raconte que les Kouziés étaient autrefois des guerriers redoutables qui utilisaient le relief montagneux comme une forteresse naturelle. Aujourd’hui, cette énergie est tournée vers la terre : Ils sont d’importants producteurs de café et de cacao. Le riz de montagne et le manioc restent la base de leur alimentation traditionnelle.

La menace de l’effacement

Être un peuple minoritaire en Côte d’Ivoire comporte des défis. Les Kouziés font face à un risque de « dilution » culturelle. Leurs jeunes, en quête d’opportunités à Abidjan ou à Man, ont tendance à délaisser la langue maternelle au profit du français .

Pourtant, lors des fêtes de fin d’année ou des cérémonies funéraires, le village reprend ses droits. C’est là que l’on peut encore observer les danses traditionnelles et entendre les récits des anciens qui rappellent que, si les Kouziés sont peu nombreux, leur contribution à la culture ivoirienne est précieuse.

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