À la suite de la récente affaire de mœurs impliquant un cadre politique à Port-Bouët, l’opinion publique ivoirienne continue de réagir. Parmi les voix qui se sont élevées avec force, celle de Karim Ouattara se démarque par la profondeur de son message.
Dans une publication largement relayée sur les réseaux sociaux, l’activiste lance un appel à la responsabilité collective et exhorte à ne pas se limiter à l’indignation passagère :
« Cette histoire de ‘marabout de Port-Bouët’ est peut-être un arbre qui cache la forêt. Il faut absolument mettre la main sur ce pédophile, mais il faut surtout approfondir la réflexion pour soigner le mal à la racine. »
Pour Karim Ouattara, le véritable danger réside dans ce qui se passe loin des projecteurs, dans l’ombre, où certains prédateurs opèrent en toute impunité, profitant de la vulnérabilité des jeunes, souvent attirés par l’argent et les promesses matérielles.
« Combien sont-ils, tapis dans l’ombre, à détruire impunément l’avenir de nos enfants devenus cupides et avides de matériels, juste pour le ‘m’as-tu-vu’ ? », s’interroge-t-il avec gravité.
Un fléau enraciné dans la société
Karim Ouattara ne se contente pas de dénoncer. Il appelle à une prise de conscience collective, impliquant parents, autorités, éducateurs, mais aussi la société dans son ensemble. Pour lui, le silence et la honte autour des abus sexuels, notamment sur les garçons, empêchent bien souvent les victimes de parler.
« L’appât du gain, la cupidité, la naïveté rendent nos jeunes vulnérables. Il faut des centres d’écoute et de prise en charge pour les victimes, qu’elles soient filles ou garçons. »
À ses yeux, l’heure n’est plus à la simple condamnation morale, mais à l’action concrète : des structures de soutien psychologique, des campagnes de sensibilisation, des sanctions claires, et surtout, une véritable éducation aux valeurs humaines.
« Nos jeunes sont pris au piège de la frénésie du monde. Sauvons leurs âmes ! », conclut-il dans un cri du cœur.
