Après les révélations du Procureur de la République sur les démolitions du 3 juin à Koumassi-Campement, le Ministre-Gouverneur du District Autonome d’Abidjan, Ibrahim Cissé Bacongo, est monté au créneau. Évoquant une confusion sur la nature réelle des faits, il a reçu le soutien franc de son conseil municipal.
La tension ne retombe pas autour de l’opération de démolition menée le 3 juin dernier au quartier Koumassi-Campement. Alors que la sortie médiatique du Procureur de la République, Braman Oumar Koné, a mis en lumière l’absence de décision de justice préalable pour détruire certains biens privés, le Ministre-Gouverneur Ibrahim Cissé Bacongo a tenu à recadrer le débat en dénonçant de nombreux « amalgames ».
La thèse de la sécurité publique et du plan ORSEC
Pour Cissé Bacongo, l’intervention du District s’inscrivait strictement dans une démarche d’intérêt général et de salubrité publique. Rejetant les accusations de destruction arbitraire, le patron du District d’Abidjan a martelé l’objectif principal des équipes sur le terrain :
« Cette opération visait à libérer les emprises et à démolir les installations irrégulières. »
L’exécutif du District met en avant la prévention des risques d’inondations et la mise en application du plan ORSEC pendant la saison des pluies, une période où les occupations anarchiques des voies d’eau exposent les riverains à de véritables drames humains.
Le Conseil du District fait bloc derrière son Gouverneur
Réuni pour examiner la situation, le Conseil du District Autonome d’Abidjan a tenu à manifester une solidarité sans faille envers son premier responsable. Refusant de laisser fragiliser la politique de lutte contre le désordre urbain engagée depuis plusieurs mois dans la capitale économique, l’assemblée a publié une déclaration de soutien sans équivoque :
« Le Conseil du District d’Abidjan apporte son soutien total au Ministre-Gouverneur Ibrahim Cissé Bacongo dans sa mission de restructuration, d’assainissement et de modernisation de la ville d’Abidjan, ainsi que dans la lutte contre le désordre urbain. »
Entre exigences du droit civil rappelées par le Parquet et impératifs de modernisation et de sécurité urbaine défendus par le District, le dossier de Koumassi-Campement continue de susciter un vif débat sur les méthodes d’aménagement de la mégapole abidjanaise.































