Selon des informations publiées par le site Enquête Média, le Pôle Pénal Économique et Financier (PPEF) procèderait à des vérifications sur la cohérence des flux financiers du groupe dirigé par Mohamed Adnane Achirou.
Ces derniers mois, le groupe Agrosources et sa branche caritative, la Fondation F.A.I.R.E. (Formation, Autonomisation, Insertion, Revalorisation, Employabilité), ont fortement marqué le paysage socio-économique ivoirien. Entre le déploiement de technologies comme les drones agricoles et le financement d’actions sociales — notamment des dons aux communautés rurales de Diapé —, l’organisation s’est positionnée comme un acteur de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) en Afrique de l’Ouest.
Cependant, cette expansion ferait aujourd’hui l’objet d’une attention particulière de la part des autorités régionales. Selon des révélations rapportées par le site spécialisé Enquête Média, le Pôle Pénal Économique et Financier (PPEF), en collaboration avec les services de renseignement financier de la zone UEMOA, aurait ouvert des investigations portant sur la cartographie des flux financiers de la structure. Les enquêteurs chercheraient à s’assurer de la régularité des mouvements de capitaux, sous l’angle technique des procédures de contrôle de conformité.
Une analyse comparative des données comptables selon Enquête Média
Le point de départ des vérifications mentionnées par la publication d’Enquête Média reposerait sur une analyse comparative entre la communication institutionnelle du groupe et les données issues des registres légaux disponibles.
Dans ses interventions publiques et ses rapports d’activité, le groupe Agrosources fait état d’une solide trajectoire financière, évoquant un volume d’affaires compris entre 29 millions et plus de 60 millions de dollars sur les exercices 2022 et 2023.
Parallèlement, l’examen des données d’immatriculation indique que l’entité juridique Agrosources SASU a été formellement enregistrée au Registre du Commerce et des Sommités (RCS) de Paris en mars 2023, dotée d’un capital social de 10 000 euros et sans effectif salarié déclaré pour cet exercice. Selon Enquête Média, l’articulation entre ces structures, les flux de trésorerie annoncés et l’infrastructure opérationnelle enregistrée constituerait le cœur des analyses judiciaires. L’objectif des autorités serait de clarifier l’origine et le circuit des fonds ayant soutenu les activités de la holding en amont et en aval de cette structuration.
Le cadre des structures d’utilité publique en question
L’enquête relayée par le site média s’étendrait également au fonctionnement de la Fondation F.A.I.R.E., présidée par Mohamed Adnane Achirou. Très visible sur le terrain de l’autonomisation des femmes et de l’insertion des jeunes, la fondation serait analysée sous le prisme des règles de transparence qui régissent les organismes à but non lucratif.

Les services de contrôle chercheraient à vérifier si le modèle de financement des actions de bienfaisance répond point par point aux obligations de traçabilité bancaire, une procédure classique dès lors que des interrogations sont soulevées par la presse ou les autorités sur des écarts entre des entités commerciales parentes et leurs émanations philanthropiques.
Ces investigations, présentées comme purement techniques et financières par la source, viseraient à faire la lumière sur l’architecture financière du groupe. À ce stade, aucune charge formelle n’a été notifiée par la justice, et la direction d’Agrosources bénéficie pleinement de la présomption d’innocence.
Srces : https://enquetemedia.info/le-trou-noir-du-milliardaire-quand-hair-fashion-style-disparait-et-quagrosources-surgit-du-neant/
https://enquetemedia.info/agrosources-fondation-f-a-i-r-e-lenquete-qui-derange/































