Société

Alerte au naufrage grammatical : arrêtez de massacrer la langue française

Sur les réseaux sociaux, la règle semble être devenue l’exception. On écrit ce qu’on entend, sans réfléchir à ce que l’on dit. Le champion toutes catégories du massacre ? Le « C’EST », utilisé à tort et à travers pour remplacer tout ce qui sonne pareil. Viennent ensuite les verbes « FAIRE » et « DIRE », conjugués avec les pieds ou laissés à l’infinitif dans un élan de désespoir linguistique. Voici une leçon de rattrapage express.

Le fléau du « C’EST » : l’erreur de CM1

C’est l’erreur la plus insupportable. Les gens écrivent « c’est » (ceci est) pour tout, alors que la langue offre des nuances précises.

Ce que vous écrivez (FAUX)Ce qu’il faut écrire (JUSTE)La règle simple
« Je c’est pas » ❌« Je sais pas » ✅Verbe Savoir. Si tu peux dire « je savais », écris sais.
« Il c’est trompé » ❌« Il s’est trompé » ✅Verbe pronominal. Si c’est une action faite sur soi, c’est s’est.
« C’est chaussures » ❌« Ces ou Ses chaussures » ✅Déterminant. Si ce sont les siennes, c’est ses. Si tu les montres, c’est ces.

Le test ultime : Si tu peux remplacer par « Ceci est », alors et seulement alors, tu écris C’EST.

Le verbe FAIRE : arrêtez de le laisser au garage

Le verbe faire est maltraité, souvent laissé à l’infinitif ou confondu avec ses homophones.

Fait / Fais (Passé ou Présent) : « J’ai faire mon travail » ❌ -> « J’ai fait mon travail » ✅ (Participe passé).

« Je fait quoi ? » ❌ -> « Je fais quoi ? » ✅ (Présent, avec un S à la 1ère personne).

Fait (Le nom) : « C’est un fais réel » ❌ -> « C’est un fait réel » ✅ (Une chose établie).

Le verbe DIRE : le naufrage de la conjugaison

On voit de tout : des « il à dire », des « je dit », des « il dis ».

Dis / Dit :

Je dis, tu dis (toujours un S).

Il dit, on dit (toujours un T).

Dît (Le subjonctif) : N’essayez même pas si vous ne maîtrisez pas la base, restez sur le présent, mais restez juste ! « Il m’a dis de venir » ❌ -> « Il m’a dit de venir » ✅.

Pourquoi c’est grave ?

Au-delà de l’esthétique, c’est une question de crédibilité. Comment accorder du crédit à une analyse sur la cybersécurité ou l’économie si l’auteur n’est pas foutu de distinguer un verbe d’un déterminant ?

Écrire « C’est pas grave » au lieu de « Sais pas », c’est dire au monde : « Je n’ai pas ouvert un livre depuis mes 8 ans ».

Mélanger « Ses » et « C’est », c’est saboter sa propre intelligence.

La solution ?

Relisez-vous : Si ça sonne pareil, ce n’est pas forcément la même orthographe.

Utilisez le correcteur : Il n’est pas là pour décorer, il souligne en rouge quand vous écrivez des horreurs.

Apprenez les bases : La conjugaison n’est pas une option, c’est le moteur de votre pensée.

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