Le monde du showbiz ivoirien respire à nouveau. Maury Féré Soumahoro, plus connu sous le nom de Mory Le Molare, est sorti de prison après deux mois de détention provisoire. L’artiste, figure emblématique du Coupé-Décalé et fondateur du Primud, a retrouvé la liberté lundi soir, non sans émotion.
Un accident tragique à l’origine de son incarcération
La descente aux enfers de l’artiste avait commencé à la suite d’un accident mortel survenu en pleine ville. Selon les premières informations, une brutale accélération couplée à une défaillance des freins de son véhicule aurait provoqué la perte de contrôle. Le Molare avait alors percuté mortellement Élise Tola, une jeune femme qui marchait au bord de la route.
L’artiste lui-même n’était pas sorti indemne : une épaule déboîtée avait nécessité une prise en charge médicale et une opération chirurgicale. Sitôt rétabli, il avait été conduit au commissariat, puis transféré à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA).
Un message d’humilité et de recueillement
Libéré ce début de semaine, Le Molare a tenu à s’exprimer publiquement. Sur sa page Facebook, il a livré un message poignant marqué par l’humilité et le respect. « Ma pensée pieuse et profonde va à madame Élise Tola », a-t-il écrit, tout en exprimant son « respect et son soutien » à la famille de la défunte.
L’artiste a également salué la dignité avec laquelle les proches d’Élise Tola ont traversé cette épreuve, préférant « la discrétion à l’exposition médiatique ».
Un dialogue maintenu avec la famille de la victime
Dans son communiqué, Le Molare a révélé que sa propre famille est restée en contact avec celle de la défunte tout au long de sa détention, un lien qu’il entend préserver. « Nous resterons aux côtés de la famille dans cette douleur », a-t-il souligné, marquant ainsi sa volonté d’assumer ses responsabilités et de rester solidaire malgré la tragédie.
Entre soulagement et interrogations
Si cette libération provisoire soulage ses proches et ses fans, elle intervient dans un climat encore chargé d’émotion. Pour beaucoup, l’image du Molare reste liée à la douleur d’un drame qui a coûté la vie à une innocente. Pour d’autres, c’est aussi l’occasion d’une seconde chance, d’une remise en question et peut-être d’une nouvelle étape dans la vie de l’homme et de l’artiste.
