À Kinshasa, une vidéo devenue virale a provoqué une onde de choc. On y voit un médecin, identifié comme David Balanganayi, en train de frapper à plusieurs reprises une jeune femme… quelques instants seulement après son accouchement.
La patiente, visiblement affaiblie et vulnérable, reçoit des gifles tout en étant contrainte de s’allonger. Une scène difficile à regarder, encore plus difficile à accepter. Dans un lieu censé être synonyme de soins, de protection et d’humanité, ces images ont profondément choqué l’opinion publique.
Une indignation nationale et politique
Très rapidement, les réactions se sont multipliées à travers le pays. La députée nationale Dollie Tshilombo n’a pas mâché ses mots, qualifiant l’acte de honteux, inhumain et profondément indigne .
Elle appelle à des sanctions exemplaires pour éviter que de tels faits ne se reproduisent.
De son côté, la Première dame Denise Nyakeru Tshisekedi a également pris la parole, exprimant une indignation ferme :
« Ces faits portent atteinte à la dignité humaine et violent les droits fondamentaux d’une femme en situation de grande vulnérabilité. »
Face à la gravité des faits, les autorités n’ont pas tardé à réagir.
Le médecin mis en cause a été suspendu à titre conservatoire pour une durée d’au moins 30 jours. Cette décision, annoncée par le Conseil urbain de l’ordre des médecins, pourrait aller bien plus loin.
Selon Patrick Muyaya, une procédure a été engagée pour une radiation définitive.
Le gouvernement, réuni sous la présidence de Félix Tshisekedi, a également décidé :
- de suspendre toute l’équipe médicale impliquée
- de saisir la justice pour faire toute la lumière sur cette affaire
Le médecin devra désormais répondre de ses actes devant le parquet.
Devant les premières accusations, David Balanganayi a tenté de justifier son comportement.
Selon lui, la situation était critique. Il affirme avoir agi dans l’urgence, expliquant avoir « usé de terreur » pour forcer la patiente à accepter des soins post-accouchement, notamment des sutures.
Il soutient que son intervention visait à éviter une complication grave, voire fatale. Mais pour beaucoup, cette défense ne passe pas ?
Car au-delà du contexte médical, une question demeure :
Peut-on sauver une vie en humiliant et en violentant une patiente ?
