Le 9 octobre, 372 nouveaux bacheliers burkinabè résidant en Côte d’Ivoire sont partis poursuivre leurs études au Burkina Faso, avec l’appui de l’ABEGECI. Leur retour relance la question des conditions d’études dans les universités du pays.
Ils ont quitté la Côte d’Ivoire avec l’ambition d’étudier dans leur pays d’origine. Derrière l’espoir d’un nouveau départ, les conditions d’accueil, la réalité universitaire et l’insertion professionnelle soulèvent des interrogations.
Le 9 octobre, 372 nouveaux bacheliers burkinabè résidant en Côte d’Ivoire ont fait ce déplacement. Il a été organisé avec l’appui de l’Association burkinabè des élèves et étudiants des universités et grandes écoles en Côte d’Ivoire (ABEGECI). Il marque le début d’un nouveau parcours pour ces jeunes diplômés.
Pourquoi faire ce choix
Poursuivre ses études au Burkina Faso peut répondre à plusieurs objectifs. Certains veulent se rapprocher de leur pays d’origine. D’autres cherchent un cadre de formation adapté à leurs ambitions, ou préparent leur future insertion professionnelle.
Mais le retour au pays ne garantit pas, à lui seul, un parcours universitaire sans difficultés.
Un signal envoyé en mai 2026
En mai 2026, le ministère burkinabè de l’Enseignement supérieur a annoncé un moratoire exceptionnel d’un an sur certaines dispositions relatives aux exclusions en Licence et en Master. Cette décision faisait suite aux premières délibérations de l’année universitaire 2025-2026. Celles-ci avaient révélé des difficultés académiques chez une partie des étudiants.
Des défis bien concrets
À cela s’ajoutent les obstacles habituels de l’entrée dans le supérieur : orientation, logement, coût de la vie, adaptation aux méthodes de travail et disponibilité des formations choisies.
Pour les jeunes qui ont fait leur scolarité secondaire en Côte d’Ivoire, la transition vers le système universitaire burkinabè est une étape importante. Leur réussite dépendra notamment de la qualité de l’accompagnement, des conditions d’apprentissage et des débouchés offerts par les filières suivies.
Désillusion ou simple épreuve d’adaptation ?
Rien ne permet, à ce stade, d’affirmer que ces nouveaux bacheliers regrettent déjà leur choix. Leur arrivée pose toutefois une question essentielle : les universités burkinabè disposent-elles des conditions nécessaires pour transformer cet espoir en réussite académique et professionnelle ?
Au-delà du symbole du retour, l’enjeu est désormais concret. Il s’agit de permettre à ces jeunes d’étudier dans de bonnes conditions et de construire un avenir à la hauteur de leurs ambitions.



























