Vice-champions d’Afrique masculins, des catégories de jeunes qui brillent, des sélections féminines en pleine ascension… Depuis quelques années, la Côte d’Ivoire est redevenue un géant incontesté du basket-ball africain.
Sur le parquet, la « Team Éléphants » fait le travail. Elle gagne, elle séduit, et elle a redonné le goût de la balle orange à toute une nation.
Résultat logique : FIBA Afrique fait de plus en plus confiance à Abidjan pour accueillir les grandes messes du basket continental et sous-régional (AfroBasket, qualifications, tournois de jeunes).
Mais cette réussite sportive met en lumière un vide criant : les infrastructures.
L’anomalie ivoirienne
Comment expliquer qu’une telle puissance sportive continue d’organiser ou de préparer ses grandes échéances dans des salles d’un autre temps, alors que nos voisins africains ont compris le virage depuis longtemps ?
Le Rwanda a frappé un grand coup avec la BK Arena de Kigali (10 000 places), devenue le temple du basket africain et de la BAL.

Le Sénégal brille avec la Dakar Arena (15 000 places), un bijou de modernité.

Le Maghreb et l’Égypte alignent des palais des sports omnisports aux normes internationales.
Pendant ce temps, la Côte d’Ivoire poids lourd économique de la sous-région et hôte d’événements majeurs se contente de bricoler ou de moderniser a minima le Palais des Sports de Treichville.

Pourquoi une Arena n’est plus un luxe, mais une urgence :
Honorer le talent de nos athlètes : Nos basketteurs jouent dans des championnats internationaux majeurs. Quand ils reviennent porter le maillot national, ils méritent un écrin à la hauteur de leur professionnalisme.
Développer l’économie du sport : Une Arena moderne de 10 000 à 15 000 places ne sert pas qu’au basket. C’est un centre de profit : concerts, spectacles, séminaires, ligues internationales (BAL/NBA Africa).
Assumer notre statut : On ne peut pas prétendre être le carrefour de l’Afrique de l’Ouest et la capitale du sport africain (après une CAN historique en football) sans posséder un temple moderne dédié aux sports de salle.
Le message est clair
Le basket ivoirien n’est plus une discipline de seconde zone. C’est une vitrine d’excellence.
Les dirigeants de la FIBB et les joueurs font leur part du contrat en plaçant le drapeau au sommet. À l’État et aux partenaires privés de jouer leur partition.
La Côte d’Ivoire ne mérite pas juste « une salle ». La Côte d’Ivoire mérite son Arena.































