De Bingerville à Anyama, l’accès à l’eau potable devient un défi quotidien pour des milliers de ménages. Entre l’absence de service régulier et l’émergence de solutions palliatives coûteuses, les résidents interpellent les autorités sur une situation qui semble s’installer dans la durée .
Alors que l’urbanisation s’accélère dans le district d’Abidjan, les infrastructures de distribution d’eau peinent à suivre la cadence. Les témoignages recueillis auprès des riverains de Bingerville-Akandjé et de certaines zones d’Anyama révèlent une dégradation marquée du service public.
Un service restreint aux heures nocturnes
De Bingerville à Anyama, l’accès à l’eau potable devient un défi quotidien pour des milliers de ménages. Entre l’absence de service régulier et l’émergence de solutions palliatives coûteuses, les résidents interpellent les autorités sur une situation qui semble s’installer dans la durée .
À Bingerville-Akandjé : La vie au rythme nocturne
Dans le quartier d’Akandjé, la distribution est devenue quasi exclusivement nocturne. Les habitants rapportent que l’eau ne coule qu’aux alentours de 1h00 du matin, avec un débit qui ne se maintient que durant une trentaine de minutes. Cette situation force les travailleurs et les familles à sacrifier leur sommeil pour constituer des réserves d’urgence. Malgré les plaintes déposées, le réseau demeure inactif durant la journée.
À Anyama : Un système D onéreux face au manque de pression
La situation à Anyama présente des caractéristiques tout aussi préoccupantes. Pour pallier l’absence d’eau dans les robinets de la SODECI, des systèmes de substitution se sont mis en place, mais à un coût élevé pour les populations.
Des forages privés suppléent le réseau public. Des résidents témoignent devoir débourser une somme forfaitaire de 5 000 FCFA par mois pour un accès limité à deux prises d’eau par semaine (généralement le mercredi et le dimanche).
Certains riverains notent une corrélation entre le retour ponctuel de l’eau et les périodes de distribution des factures. Une fois les agents de recouvrement passés, le service redeviendrait inexistant.
Malgré le passage de médias nationaux (RTI) et l’implication de radios locales, les solutions structurelles se font attendre.
Des conséquences sur le quotidien des usagers
Cette irrégularité impose un rythme de vie contraignant aux habitants :
Obligation de mettre en place des veilles nocturnes pour le remplissage des récipients. Des interruptions prolongées de plusieurs jours sont occasionnellement observées, aggravant la situation sanitaire des familles. Bien que le service soit discontinu, les usagers continuent de s’acquitter de leurs charges fixes et de leurs factures de consommation.
L’attente d’une solution technique
Face à cette situation, de nombreux clients affirment avoir multiplié les recours et les plaintes auprès des services de distribution compétents. Pour l’heure, les causes techniques de ce déficit de pression qu’il s’agisse de travaux de maintenance, d’une saturation du réseau ou d’une extension urbaine non suivie d’un renforcement des infrastructures ne permettent pas encore d’assurer une desserte continue.
Les populations d’Akandjé espèrent désormais une intervention durable pour normaliser la distribution et garantir un accès à l’eau conforme aux standards de service attendus dans cette commune en pleine expansion.
