Dans un communiqué officiel, la Ligue ivoirienne des droits des femmes interpelle vivement les marques, institutions et figures publiques ayant récupéré la tendance virale du « repos ». L’organisation féministe y voit une banalisation grave de la culture du viol et des atteintes au consentement.

Une tendance virale au cœur de la polémique
Parti d’une capsule humoristique devenue virale sur les réseaux sociaux, le concept de « repos » s’est rapidement imposé dans le vocabulaire web ivoirien. Très vite récupéré par plusieurs Community Managers de grandes entreprises, de marques locales et d’influenceurs à des fins de newsjacking et d’engagement commercial, le terme est aujourd’hui au centre d’un vif débat sociétal.


Ce mercredi, la Ligue ivoirienne des droits des femmes a tranché net en publiant une mise en garde formelle. Selon l’organisation, derrière l’aspect ludique ou humoristique affiché, cette expression renvoie directement à des mécanismes de coercition, de soumission et de non-consentement envers les femmes.

Banalisation de la « culture du viol » et responsabilité sociétale
Pour la Ligue, l’utilisation de ce registre sémantique par des marques à forte visibilité participe activement à la normalisation de comportements prédateurs. L’organisation estime que la frontière entre l’humour en ligne et la légitimation des violences basées sur le genre s’en trouve dangereusement floutée.

Dans son appel, l’ONG formule plusieurs exigences :
La suppression sans délai de toutes les publications, affiches et contenus publicitaires associés au mot-clé ou au concept de « repos ». Un rappel à l’éthique adressé aux départements marketing et aux agences de communication sur l’impact social des tendances qu’ils choisissent d’amplifier. Une invitation aux internautes et créateurs de contenu à déconstruire les expressions virales qui véhiculent, même implicitement, des violences faites aux femmes.































