Ce qui devait être une simple réunion de remerciements et de prise de contact s’est rapidement transformé en une mise au point politique musclée. Cible de virulentes attaques verbales et de piques récurrentes de la part de certains cadres et militants du Parti des Peuples Africains Côte d’Ivoire (PPA-CI) dans la commune de Yopougon, Augustin Dia Houphouët, délégué et cadre du PDCI-RDA, a décidé de rompre le silence.
Face à la presse et devant ses partisans réunis dans la plus grande commune d’Abidjan, le député et cadre de l’opposition a exprimé son agacement face à ce qu’il qualifie d’acharnement injustifié, alors même que les partis d’opposition cherchent à bâtir des ponts en vue des échéances électorales majeures.
Une réaction ferme face aux attaques
Sans langue de bois, le délégué du PDCI-RDA a recadré ses détracteurs issus des rangs du parti de Laurent Gbagbo. Il a rappelé que l’heure devait être au rassemblement des forces de l’opposition et non aux querelles intestines qui fragilisent la cohésion des militants sur le terrain.
« Je ne tolérerai plus qu’on s’en prenne à ma personne ou au travail que nous accomplissons sur le terrain pour les populations de Yopougon », a-t-il martelé, prévenant que chaque attaque verbale trouverait désormais une réponse politique appropriée.
Les enjeux politiques à Yopougon
Théâtre historique de rivalités électorales intenses entre les grandes formations politiques du pays, Yopougon demeure un bastion stratégique. Si le PDCI-RDA et le PPA-CI ont parfois partagé des alliances de circonstance ou des combats communs face au parti au pouvoir, les frictions locales entre cadres réapparaissent régulièrement quant au leadership de la zone et à la ligne stratégique à adopter.
En tapant du poing sur la table, Dia Houphouët entend réaffirmer l’ancrage et l’autonomie du PDCI-RDA à Yopougon, tout en lançant un avertissement clair : le respect mutuel doit être la condition préalable à toute collaboration politique entre partis d’opposition.































