Politique

Côte d’Ivoire : Épicentre du financement du Hezbollah en Afrique de l’Ouest ?

La Côte d’Ivoire abrite une importante communauté libanaise impliquée dans des circuits financiers soupçonnés de financer le Hezbollah, via des dons (zakat), du blanchiment d’argent lié au trafic de drogue et de diamants. Des enquêtes récentes, comme celle du FBI à Abidjan en mai 2025, portent sur plusieurs millions d’euros transitant par des réseaux d’affaires libanais locaux. L’Afrique de l’Ouest est décrite comme un centre clé, mais la Côte d’Ivoire partage ce rôle avec la Guinée et la Sierra Leone.

Des rapports médiatiques et d’experts soulignent des flux financiers via la diaspora chiite libanaise en Côte d’Ivoire, qui contrôle une part significative de l’économie locale (environ 40% selon certaines sources). Cependant, aucune source ne qualifie explicitement la Côte d’Ivoire comme « l’épicentre unique » ; elle est plutôt un hub parmi d’autres en Afrique de l’Ouest. Le FBI et les autorités ivoiriennes enquêtent activement, confirmant des soupçons mais pas une centralité absolue.

En 2025-2026, les investigations se poursuivent sans conclusion publique affirmant la Côte d’Ivoire comme centre principal. Les activités incluent des extorsions et du blanchiment, mais restent indirectes via des communautés, non un quartier général opérationnel. La claim est exagérée, basée sur des faits partiels

Les preuves publiques soutenant l’affirmation reposent principalement sur des enquêtes journalistiques et des rapports d’experts, sans documents officiels déclassifiés ni condamnations judiciaires publiques à ce jour.

En mai 2025, une équipe du FBI s’est rendue à Abidjan pour enquêter sur des circuits financiers de plusieurs millions d’euros impliquant des réseaux d’affaires libanais en Côte d’Ivoire et le Hezbollah, en collaboration avec les renseignements ivoiriens. Ces investigations visent des personnalités comme Ali Saade (sanctionné par les États-Unis en 2022) et Abd Al-Menhem Qubaysi, actif dans une mosquée chiite à Marcory. Aucune mise en accusation publique n’a suivi à ce jour.

Des rapports comme ceux de Foreign Policy et Le Monde citent des flux via la diaspora en Côte d’Ivoire et Guinée, avec des réseaux comme celui d’Ayman Joumaa (sanctionné en 2011 pour 850 millions de dollars blanchis). Des renseignements israéliens (années 2000) classaient déjà la Côte d’Ivoire comme principal centre africain, avec des centaines de milliers de dollars annuels.

Ces allégations proviennent de médias fiables (Jeune Afrique, Foreign Policy) et think tanks (FDD), mais reposent sur des sources anonymes ou renseignements non publics, sans chiffres précis vérifiés ou saisies annoncées. Les autorités ivoiriennes n’ont pas confirmé publiquement de rôle central d’Abidjan comme épicentre unique.

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