À l’approche du prochain congrès ordinaire du Parti des Peuples Africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), Laurent Gbagbo a décidé de reprendre fermement les rênes de sa formation politique. De retour de Bruxelles, l’ancien chef de l’État a convoqué les cadres du parti ce jeudi 7 mai 2026 au siège d’Abidjan, dans un climat marqué par des tensions persistantes.
Un congrès sous haute surveillance
Bien que Laurent Gbagbo ait tenté de désamorcer l’inquiétude ambiante en affirmant qu’il n’y avait « aucune gravité » à cette rencontre, l’ordre du jour a rapidement révélé des enjeux cruciaux. Si le premier congrès du PPA-CI était celui de la fondation, celui à venir doit marquer la maturité du parti. Cependant, le « Woody de Mama » a admis que cette transition se fait dans le « bruit » et l’agitation.
Des griefs électoraux et des dissensions internes
L’ancien président est revenu sur les récentes échéances électorales qu’il juge insatisfaisantes, pointant du doigt l’exclusion de candidats de l’opposition (PPA-CI et PDCI). Mais c’est surtout sur le front interne que le ton s’est durci. Laurent Gbagbo a ouvertement dénoncé des phénomènes de « rébellion interne » au sein de l’appareil politique. « Il faudra qu’on règle ces problèmes de rébellion interne », a-t-il martelé, signalant une fin de récréation pour les contestataires.
Vers une clarification et des sanctions ?
La stratégie de reprise en main passera par une nouvelle étape clé : une réunion du Conseil Stratégique et Politique (CSP) prévue le mardi 12 mai prochain. Ce rendez-vous devra préparer les décisions qui seront soumises à la validation définitive du congrès.
Laurent Gbagbo a promis une transparence totale envers les militants, affirmant que les noms de ceux qu’il qualifie de « révoltés » ainsi que la nature exacte des blocages seront prochainement révélés.
À quelques semaines du rassemblement souverain du parti, le message est clair : Laurent Gbagbo entend purger les rangs et restaurer la discipline pour aborder les futures batailles politiques avec un front uni.
