À l’occasion de la grande réunion de rentrée scolaire, tenue le 1er septembre 2025 au Lycée Classique d’Abidjan, le ministère de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation a rappelé l’interdiction formelle de vendre des manuels scolaires et supports didactiques dans les établissements, qu’ils soient publics ou privés.
Cette mesure n’est pas nouvelle. Déjà en 2024, la ministre Mariatou Koné avait mis en garde enseignants et responsables d’écoles contre ces pratiques, soulignant que certains inspecteurs, proviseurs ou enseignants, transformés en commerçants, avaient été sévèrement sanctionnés.
L’interdiction s’étend également à d’autres exigences imposées aux parents d’élèves, telles que l’achat obligatoire de tenues scolaires au sein des établissements, les frais liés aux photographies, aux enveloppes timbrées, aux produits de ménage ou encore le fameux « mouton pédagogique ».
Sur les réseaux sociaux, les réactions n’ont pas tardé. Si certains saluent une décision courageuse, d’autres expriment leur scepticisme :
- « Merci Mme la ministre. On doit aussi penser à interdire la vente de bonbons et friandises par les maîtresses en maternelle ! »
- « Les mêmes refrains chaque année… Dans les écoles privées, la vente de manuels par les profs est devenue une norme. »
- « Très bonne initiative, mais revoyez aussi le cas des écoles privées qui imposent l’inscription en ligne aux parents. »
- « Ce qu’on veut voir, c’est l’application stricte de cette interdiction, pas seulement des rappels répétés. »
- « Si on veut éradiquer cette pratique, pourquoi ne pas attribuer des primes aux enseignants, comme c’est le cas pour d’autres fonctionnaires ? Cela réglerait bien des choses. »
Entre volonté politique et réalité du terrain, la question de la vente des manuels scolaires reste au cœur des débats à chaque rentrée.
