Depuis plus d’un mois, le vice-président de la République de Côte d’Ivoire, Tiémoko Meyliet Koné, n’est plus apparu publiquement. Cette absence prolongée, dans un contexte politique marqué par l’approche de la présidentielle d’octobre 2025, alimente rumeurs et interrogations.
Le haut responsable ivoirien a été vu pour la dernière fois le 17 juillet 2025, lorsqu’il présidait la 10ᵉ session du Conseil national de lutte contre le SIDA (CNLS). Depuis, il n’a assisté à aucun des grands rendez-vous institutionnels, tels que le Conseil des ministres du 30 juillet, la cérémonie de remise du Prix national d’Excellence du 4 août, ou encore les célébrations de l’indépendance le 7 août à Bouaké.
Il était également absent lors du départ du président Alassane Ouattara pour la France, le 13 août, et à son retour le 24 août.
Ce silence prolongé a ouvert la voie à diverses spéculations. Certaines rumeurs font état d’une hospitalisation en Turquie et/ou en suisse, mais aucune confirmation officielle n’a été donnée.
Depuis quelques heures, une nouvelle rumeur, plus alarmante, circule sur les réseaux sociaux, annonçant le décès du vice-président. Cependant, aucune source crédible ni institution officielle n’a corroboré cette information. À ce stade, il s’agit uniquement de spéculations en ligne, qui renforcent toutefois l’opacité autour de son état de santé et de sa situation actuelle.
Un proche du vice-président a tenté de calmer les inquiétudes, rappelant que Tiémoko Meyliet Koné « n’a jamais été un homme de lumière » et qu’il a toujours cultivé une certaine réserve.
Parallèlement, un document circulant sur les réseaux sociaux a laissé entendre que Patrick Achi aurait été nommé nouveau vice-président. La Présidence et l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), via sa plateforme « Alerte 100 », ont rapidement démenti cette information, qualifiant le décret diffusé de faux manifeste .
À l’approche de l’échéance électorale, l’absence prolongée de Tiémoko Meyliet Koné prend une dimension politique particulière. Vice-président depuis avril 2022, il est l’une des figures institutionnelles les plus en vue de l’exécutif ivoirien. Son silence et son absence des cérémonies nationales contrastent avec le rôle de représentation habituellement associé à sa fonction.
Si certains y voient simplement la continuité de son style réservé, d’autres s’interrogent sur les véritables raisons de cette mise en retrait. En attendant une communication officielle, les spéculations jusqu’à celles sur son décès persistent et nourrissent le débat public.
