C’est un coup dur pour l’agro-business ivoirien. Depuis le 1er août 2026, la mangue fraîche de Côte d’Ivoire est bannie du marché européen. En cause : la présence persistante de la mouche des fruits. Face à une menace économique de plus de 7 milliards de FCFA, l’État sort le grand jeu.
Un couperet sanitaire qui fait mal
Troisième fournisseur du marché européen et premier exportateur d’Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire voit une filière clé totalement freinée. Avec 27 interceptions de lots non conformes enregistrées en 2026 par les autorités phytosanitaires européennes (contre 12 en 2025), la sanction est tombée, impactant directement près de 100 000 personnes qui vivent de cette culture.
15 % d’opérateurs indélicats pointés du doigt
Selon le ministère de l’Agriculture, ce drame économique est en grande partie le fait d’une minorité d’acteurs négligents : 15 % des exportateurs seraient responsables de plus des deux tiers des rejets à destination de l’Europe.
La riposte de l’État : 3,5 milliards de FCFA pour sauver la campagne 2027
Pour assainir le secteur et obtenir la levée de la suspension avant la prochaine campagne :
Exclusion de 15 opérateurs et suspension de 9 stations d’emballage non conformes. Mobilisation de 3,5 milliards de FCFA pour renforcer la traçabilité du verger jusqu’à l’expédition. Audit complet du dispositif national de contrôle en coordination avec la Commission européenne.
