En moins de deux mois, le Mouvement des générations capables (MGC) fait face à une crise organisationnelle de grande ampleur. Une enquête publiée par Enquête Média révèle que 107 cadres, responsables régionaux et militants de base ont officiellement quitté leurs fonctions au sein de la formation politique dirigée par l’ancienne Première dame, Simone Ehivet Gbagbo.

Une hémorragie qui touche l’ensemble des structures
L’onde de choc s’étend du sommet à la base du parti. Le point de départ de cette série de départs remonte au retrait du Pr Klognimban Dominique Traoré, vice-président et figure clé du MGC, entraînant avec lui plusieurs collaborateurs directs et membres de son cabinet.
L’impact s’est particulièrement fait sentir dans le nord du pays (Savanes, Tchologo, Poro, Hambol, Bagoué) où de nombreux coordonnateurs régionaux et départementaux ont rendu leur tablier. Le mouvement touche également le sud (Lagunes, Gôh) ainsi que les représentations de la diaspora, notamment en Amérique du Nord et en Europe. À Abobo, ce sont 45 militants qui ont formalisé leur départ.
Un défi majeur pour la direction du MGC
Si les motifs précis de cette vague d’abandon collectif ne sont pas encore tous détaillés par les instances dirigeantes, cette saignée constitue un test décisif pour Simone Ehivet Gbagbo. La présidente du MGC devra rapidement restructurer ses équipes locales et internationales pour stabiliser l’appareil du parti.































