Dans une vidéo devenue virale, un ressortissant nigérian vivant en Côte d’Ivoire livre un témoignage sans concession. Loin des chiffres macroéconomiques, il compare le quotidien des deux géants d’Afrique de l’Ouest, plaçant la Côte d’Ivoire en tête en termes de bien-être social et de sécurité.
La richesse des ressources contre la réalité du portefeuille
L’auteur commence par reconnaître que le Nigéria est, sur le papier, bien plus riche et vaste que la Côte d’Ivoire. Le Nigéria possède des ressources immenses : pétrole, gaz, cacao et une population massive. Cependant, il pose une question cruciale :
à quoi sert cette richesse si le citoyen n’en bénéficie pas ?
Le choc des salaires et du pouvoir d’achat
L’un des points les plus frappants du témoignage concerne la comparaison des revenus : Il souligne qu’au Nigéria, le salaire minimum est de 70 000 Naira, tandis qu’en Côte d’Ivoire, il est de 70 000 FCFA. Or, une fois convertis, les 70 000 FCFA valent bien plus que les 70 000 Naira .
Il prend l’exemple frappant de la police. Selon ses recherches, un policier ivoirien gagne en un mois l’équivalent de cinq mois de salaire d’un policier nigérian. Il mentionne également que le gouvernement ivoirien aide ses policiers à se loger dignement dès leur sortie d’académie.
Sécurité et infrastructures : « Des caméras partout »
Pour ce témoin, la Côte d’Ivoire offre un sentiment de sécurité bien supérieur :
Il décrit la rigueur des contrôles aux frontières ivoiriennes, où chaque bagage est fouillé minutieusement, contrastant avec la porosité qu’il semble déplorer ailleurs
Il s’étonne de la présence massive de caméras de surveillance dans les rues ivoiriennes, une technologie qu’il juge absente ou inefficace dans son pays d’origine
C’est sans doute son argument le plus fort : « En Côte d’Ivoire, même le plus pauvre des pauvres a accès à l’électricité. » Au Nigéria, il explique que l’électricité 24h/24 est un luxe réservé à ceux qui peuvent s’offrir des installations solaires coûteuses
Un appel au changement
L’auteur conclut en expliquant que son but n’est pas de dénigrer le Nigéria par « sentimentalisme », mais de pointer du doigt les défaillances du gouvernement nigérian face au modèle ivoirien. Pour lui, la taille d’un pays ne compte pas si les besoins fondamentaux (lumière, eau, sécurité) ne sont pas satisfaits
Son constat est simple : on voit des Nigérians partir « chercher la vie » en Côte d’Ivoire, mais l’inverse est quasiment inexistant
