Le PDCI-RDA traverse une période d’incertitude alors que son président, Tidjane Thiam, est visé par une assignation en destitution. Quatre secrétaires de section du parti ont saisi le tribunal de première instance d’Abidjan, l’accusant de ne pas remplir les critères d’éligibilité requis pour diriger le parti.
Au cœur de cette affaire se trouve l’article 41 des statuts du PDCI-RDA, qui impose à tout candidat à la présidence d’être exclusivement de nationalité ivoirienne et d’avoir siégé au Bureau Politique pendant au moins dix ans. Or, les requérants soutiennent que Tidjane Thiam ne remplissait pas ces conditions au moment de son élection en décembre 2023.
Face à ces accusations, Thiam a récemment annoncé avoir engagé une procédure pour renoncer à sa nationalité française, affirmant que cette démarche était une simple formalité administrative prévue de longue date. Toutefois, cette explication ne convainc pas ses opposants, qui estiment que son élection repose sur une violation des règles fondamentales du parti.
Cette crise survient à un moment critique, à l’approche des élections présidentielles de 2025. Si le tribunal décidait de destituer Tidjane Thiam, cela pourrait provoquer une instabilité majeure au sein du PDCI-RDA et affaiblir ses chances de s’imposer comme une alternative crédible face au pouvoir en place.
Le verdict du tribunal est attendu pour le 27 février 2025. D’ici là, le parti reste divisé et l’avenir de sa direction incertain.
