À la suite de tensions croissantes avec le sélectionneur Jorge Jesus concernant son temps de jeu, Cristiano Ronaldo a précipitamment quitté le rassemblement du Portugal. Un départ brutal au milieu de la trêve internationale que les grands quotidiens sportifs lusitaniens analysent comme l’acte final d’une carrière internationale légendaire.
C’est un coup de tonnerre comme le football portugais en a rarement connu. Alors que la Seleção dispute sa campagne internationale de l’automne, Cristiano Ronaldo (234 sélections, 146 buts) a plié bagage et quitté le camp d’entraînement national. Si le joueur de 41 ans s’est gardé d’employer officiellement le mot « retraite » dans un premier temps, les principaux médias sportifs du pays A Bola, Record et O Jogo sont unanimes : la rupture est consommée et irréversible.
Des étincelles entre CR7 et Jorge Jesus
À l’origine de cette crise ouverte figure la gestion de l’effectif par le sélectionneur Jorge Jesus. Titularisé le 24 septembre lors du succès étriqué contre le pays de Galles (1-0), le capitaine portugais a été relégué sur le banc des remplaçants trois jours plus tard face à la Norvège (victoire 2-1).
Entré en fin de rencontre, l’attaquant n’a pas caché sa frustration. Au coup de sifflet final, l’ancien Madrilène a regagné directement les vestiaires sans saluer les supporters ni participer au débriefing collectif. Interrogé en conférence de presse sur ce malaise, Jorge Jesus avait alors fermé la porte à tout traitement de faveur : « Mon rôle est de faire jouer les éléments les plus compétitifs du moment. Les statuts et la glorieuse histoire passée ne garantissent aucune place dans mon onze de départ. »
Une mise au point énigmatique
Face à l’escalade des tensions, un entretien au sommet a eu lieu entre le quintuple Ballon d’Or et le président de la Fédération portugaise de football (FPF), Pedro Proença. À l’issue de cet échange, la FPF a officialisé la libération du joueur pour le reste du rassemblement.
Dans la foulée, Cristiano Ronaldo a publié un message au ton énigmatique sur ses réseaux sociaux :
« En temps voulu, je dirai la vérité à tous les Portugais sur les raisons qui ont motivé mon départ de la sélection nationale… Le moment est venu de souhaiter bonne chance au Portugal et à tous mes coéquipiers. »
L’unanimité des médias lusitaniens
Pour le quotidien O Jogo, il ne fait aucun doute qu’il s’agit du « clap de fin le plus amer » de l’histoire du sport portugais. A Bola souligne de son côté la fin d’une ère d’une décennie et demi dominée par le numéro 7, tout en regrettant une sortie d’équipe nationale marquée par la controverse plutôt que par un hommage à la hauteur de son immense palmarès.
Sauf rebondissement de dernière minute, le Portugal devra désormais composer définitivement sans l’homme de tous les records pour aborder ses prochaines échéances internationales.































