Le secrétaire général du Conseil stratégique et politique du PPA-CI, Damana Adia Pickass, a réagi publiquement à sa récente convocation par la police, ce jeudi 17 avril, lors d’une conférence de presse organisée au siège de son parti à Cocody Bonoumin.
Face aux militants et à la presse, l’ancien ministre est revenu sur les circonstances de cette convocation, survenue après sa participation, le 3 avril dernier, à une émission spéciale de Life TV consacrée à la « Fête de la Renaissance ». Selon lui, c’est lors de ce passage télévisé qu’il a été interrogé sur les événements post-électoraux de 2010. Des faits sur lesquels il affirme avoir donné des explications cohérentes, dans la continuité de la ligne défendue par son camp depuis plus d’une décennie.
« Nous avons toujours expliqué les événements de 2010 avec la même clarté depuis 2011. Il n’y a rien de nouveau dans mes propos », a-t-il insisté.
Pourtant, ces déclarations ont suscité une réaction inattendue. Yacouba Bamba, cité dans l’émission, a déposé une plainte pour diffamation, estimant avoir été injustement accusé de faux, et mis en danger, ainsi que sa famille, par les propos tenus à l’antenne.
Suite à cette plainte, Damana Pickass dit avoir été convoqué « manu militari » à la Direction des enquêtes générales de la Préfecture de police. Malgré le court délai de prévenance, il affirme s’être rendu à l’audition pour livrer sa version des faits.
« Nous n’avons rien à cacher. S’il faut aller jusqu’à analyser les procès-verbaux de l’époque, alors allons-y. Ce sera l’occasion pour l’opinion de mieux comprendre ce qui s’est réellement passé », a-t-il déclaré, visiblement serein.
Pour le cadre du PPA-CI, cette affaire judiciaire pourrait ouvrir un débat plus large sur la gestion de la crise post-électorale de 2010, un sujet encore sensible dans la mémoire politique ivoirienne.
