Face à la polémique et aux vives réactions suscitées par les récentes opérations de déguerpissement à Koumassi, l’opérateur économique au cœur de cette affaire sort de sa réserve. Documents officiels et décision de justice à la main, il dénonce une campagne de désinformation et réaffirme la légitimité de son action.
L’affaire fait grand bruit sur les réseaux sociaux depuis quelques jours, souvent présentée comme une action arbitraire ou étatique. Pourtant, la réalité derrière la libération de ce site de Koumassi Campement relève d’une longue bataille juridique menée par un opérateur privé.
Un projet né en 2016 et validé par l’État

Monsieur Alloui Brou Jacques, ingénieur des télécommunications à la retraite et ancien 3e adjoint au maire de la commune de Koumassi (sous le mandat d’Adou Assalé), a tenu à apporter des clarifications essentielles. Selon ses déclarations, l’histoire de ce site remonte à 2016. C’est à cette date qu’il a obtenu, après une enquête d’étude d’impact environnemental et social, une autorisation officielle pour le remblaiement d’une superficie totale de 34 hectares.
Cette attribution et le droit d’exercer le remblayage ont par ailleurs été confirmés en 2021 par le secrétariat de la Marine nationale. La zone concernée par l’opération actuelle représente une portion de 10 hectares faisant partie intégrante de ces 34 hectares légalement acquis.
Une décision de justice en bonne et due forme
Loin d’un coup de force improvisé, l’opérateur souligne que les populations installées sur place étaient pleinement conscientes de la situation. « Ils sont grandement informés depuis longtemps, plus de trois ans », affirme-t-il. Devant le refus des occupants de libérer le site qu’ils occupaient gratuitement depuis plus de dix ans, l’affaire a été portée devant les tribunaux.
Monsieur Alloui Brou Jacques a brandi face caméra la grosse du jugement, une décision de justice définitive qui lui donne pleinement gain de cause et l’autorise explicitement à requérir l’assistance des forces de l’ordre pour mener à bien le déguerpissement. Il insiste sur le fait que l’opération est une initiative purement privée : ni la mairie de Koumassi, ni le gouvernement ivoirien ne sont directement impliqués ou responsables de cette action. Tous ses documents portent les signatures régulières des différents ministres de la République successifs.
Le chef de quartier accusé de mauvaise foi
L’opérateur privé a également profité de cette tribune pour répondre aux attaques directes, ciblant en particulier le chef du quartier, un certain Monsieur Marcelin. Ce dernier avait publié une vidéo jugée « fracassante » sur Internet, affirmant ne pas avoir été mis au courant des opérations.
Une déclaration qualifiée de « contre-vérité » et de « mauvaise foi » par Monsieur Alloui Brou Jacques, qui affirme lui avoir formellement adressé un courrier officiel dès l’année 2024 pour l’informer de l’imminence du dégagement de cette zone.
En apportant ces clarifications étayées par des pièces administratives et judiciaires, l’opérateur espère clore un débat qu’il estime pollué par le mensonge et rétablir la vérité sur ses droits de propriété.































