Les autorités ivoiriennes ont annoncé, mardi 21 avril 2026, le démantèlement d’un important réseau de transvasement illicite de gaz butane à Man, située dans l’ouest de la Côte d’Ivoire.
Une opération nocturne, menée dans la nuit du 17 au 18 avril, a permis de mettre fin à une activité clandestine jugée très dangereuse, avec la saisie de plus d’un millier de bouteilles de gaz et la destruction de machines de transvasement artisanales.
Transvasement illicite : un trafic à haut risque
Le transvasement illicite consiste à vider des bouteilles de gros format dans des contenants plus petits (ou l’inverse) pour créer de la marge commerciale sur un gaz subventionné par l’État.
Cette pratique bypass toutes les normes de sécurité et multiplie les risques d’explosion, de fuite de gaz et d’intoxication pour les riverains, dans des quartiers souvent surpeuplés.
Un message de répression de l’État
La Direction générale des hydrocarbures (DGH), en charge du secteur, a salué la coopération des autorités locales et prévenu que la campagne de répression se poursuivra sur tout le territoire ivoirien.
Les autorités veulent ainsi éliminer les “sites à haut risque” liés au carburant et rappeler aux citoyens que le gaz n’est pas une affaire de micro‑business, mais une ressource stratégique et dangereuse.
Pour les consommateurs : sécurité, non pas gaspillage
Pour la population, le message est clair : le démantèlement du réseau de Man est un gage de sécurité publique, mais aussi une incitation à utiliser uniquement des bouteilles de gaz commercialisées légalement
