Selon plusieurs sources sécuritaires concordantes, un grave incident frontalier se serait produit dans la nuit du 23 juin 2025, à proximité du village de Kalamon, dans le département de Doropo (région du Bounkani, nord-est de la Côte d’Ivoire).
Les informations relayées et toujours non démenties par les autorités ivoiriennes ou burkinabés à cette heure font état de l’enlèvement de cinq éléments de la gendarmerie nationale ivoirienne, dont un membre de la brigade de Doropo et quatre du Peloton de Surveillance et d’Intervention (PSIG).
Ces agents auraient été capturés à seulement 2 kilomètres de la frontière par un groupe lourdement armé d’environ 50 hommes.
Les ravisseurs seraient des VDP
Les assaillants seraient identifiés comme appartenant aux Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP), une milice civile armée burkinabé, officiellement engagée dans la lutte contre les groupes terroristes au Burkina Faso.
Selon les premières indications, les cinq gendarmes ivoiriens auraient été enlevés alors qu’ils inspectaient un site présumé d’orpaillage illégal, et seraient actuellement détenus en territoire burkinabé.
Un mutisme officiel préoccupant
Ni la gendarmerie nationale ivoirienne, ni le gouvernement du Burkina Faso n’ont communiqué à ce sujet pour confirmer ou infirmer ces faits. Un silence qui alimente les spéculations, alors que les tensions à la frontière sont récurrentes.
Une affaire sensible à suivre
Ce nouvel incident s’il est confirmé relancerait les inquiétudes autour :
- du contrôle sécuritaire effectif des zones frontalières,
- de la coopération militaire entre les deux États voisins,
- et du rôle trouble des milices locales dans la gestion des frontières.
L’opinion publique attend désormais des clarifications urgentes de la part des deux États concernés.
