À la 7ème tranche, non loin de la station Shell, le destin d’Annick , mère de quatre enfants, a basculé en une fraction de seconde. Samedi 13 Septembre , alors qu’elle se trouvait tranquillement à son domicile, en préparant le repas sur sa bouteille “faitout”, une terrible explosion s’est produite.
Le souffle de l’explosion a tout emporté. Deux de ses enfants, présents à ses côtés, ont été grièvement brûlés. Son époux, alerté par le drame et accouru pour les secourir, a été lui aussi atteint de plein fouet. Transportés d’urgence au service des grands brûlés, l’homme a succombé le jeudi, suivi par son épouse le lendemain.
Derrière eux, ce sont quatre enfants désormais orphelins, dont deux luttent encore contre de graves blessures, qui portent le poids de cette tragédie.
Ce n’est pas un accident isolé. Les bouteilles de gaz « faitout » continuent de provoquer des désastres dans plusieurs foyers ivoiriens, transformant des cuisines en pièges mortels. Faute de moyens, par habitude ou par ignorance des risques, de nombreuses familles les utilisent encore au quotidien.
L’histoire d’Annick et de sa famille est un électrochoc, un appel à agir. Plus jamais une mère, un père, des enfants ne devraient payer de leur vie pour une simple bouteille de gaz instable.
Il est urgent que chacun soit sensibilisé, que des alternatives plus sûres soient proposées, et que des mesures fortes soient prises pour éviter de nouveaux drames.
