La nuit a été marquée par une intensification brutale des affrontements entre Israël et le Hezbollah. Alors que les frappes touchent désormais le cœur de la capitale libanaise, le spectre d’une guerre totale inquiète la communauté internationale.
Beyrouth frappée en plein cœur
Le ministère libanais de la Santé fait état d’un bilan tragique : au moins sept personnes ont été tuées lors d’un raid aérien ciblant la zone côtière de Ramlet el-Baïda, à Beyrouth. L’offensive ne s’est pas limitée à la capitale, touchant simultanément d’autres points névralgiques du pays : À l’Est, la région de Baalbek a été la cible de plusieurs attaques. Au Sud, des frappes intenses ont été signalées près de Tyr.
Duel de renseignements et frappes stratégiques
L’armée israélienne a confirmé avoir visé dix cibles stratégiques du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth. Selon l’état-major, l’opération a permis de détruire un quartier général du renseignement, des centres de commandement ainsi que des dizaines de lanceurs de missiles. En représailles, le Hezbollah a annoncé avoir lancé, tôt ce jeudi, des missiles sur une base du renseignement militaire israélien située dans la banlieue de Tel-Aviv, marquant une volonté claire de frapper des cibles de haute importance en territoire israélien.
Pression diplomatique et crise énergétique
Le président français demande à Israël de renoncer « clairement » à une offensive terrestre et exige l’arrêt immédiat des tirs du Hezbollah. Alors que l’Iran se dit prêt pour un conflit prolongé, Donald Trump estime le pays « proche de la défaite », une rhétorique qui exacerbe les tensions autour du détroit d’Ormuz. L’instabilité régionale propulse le prix du baril de Brent au-delà des 100 dollars, malgré les tentatives des États pour stabiliser l’offre mondiale.
