Lors d’une conférence de presse tenue le 4 juin 2025, Kobenan Kouassi Adjoumani, porte-parole du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), a déclaré que le président Alassane Ouattara n’était pas à l’origine de la radiation de Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam de la liste électorale définitive. Il a souligné que ces exclusions résultaient de décisions judiciaires indépendantes, et non d’une intervention politique du chef de l’État.
Cette déclaration intervient dans un contexte où plusieurs figures majeures de l’opposition, dont Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam, Charles Blé Goudé et Guillaume Soro, ont été exclues de la liste électorale pour la présidentielle d’octobre 2025. Les raisons invoquées incluent des condamnations judiciaires ou des questions administratives, comme la double nationalité pour Tidjane Thiam, qui a pourtant renoncé à sa nationalité française en mars 2025.
Le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), dirigé par Tidjane Thiam, a vivement réagi à cette exclusion, la qualifiant d’injuste et d’anti-démocratique. Le parti a appelé à des manifestations pour défendre la démocratie et a saisi le Comité des droits de l’homme des Nations Unies pour contester cette décision.
Ces développements ont ravivé les tensions politiques en Côte d’Ivoire, rappelant les troubles post-électoraux de 2020. La communauté internationale et les observateurs locaux expriment des inquiétudes quant à l’inclusivité et à la transparence du processus électoral en cours.
