Alors que les échéances électives approchent à la Fédération Ivoirienne de Football (FIF), une publication de l’investigateur Romain Molina est venue jeter un pavé dans la mare. Accusations de fausses alliances, manœuvres électorales et révélations troublantes sur la gestion de l’équipe nationale féminine .

La sphère du football ivoirien est en ébullition. Dans un message adressé directement au gouvernement ivoirien et largement relayé sur les réseaux sociaux, le journaliste d’investigation indépendant Romain Molina remet ouvertement en cause la gestion et la stratégie politique du président de la FIF, Yacine Idriss Diallo.
« Une stratégie de manipulation » pour un candidat unique ?
Selon Romain Molina, Idriss Diallo tenterait de verrouiller l’élection présidentielle de la FIF pour éviter tout débat ou opposition démocratique. Pour obtenir le soutien des autorités et du public, le patron du football ivoirien avancerait deux arguments de poids, qualifiés par le journaliste de pures manipulations :
Idriss Diallo affirmerait que Patrice Motsepe, président de la Confédération Africaine de Football (CAF), verrait en lui son successeur naturel. Une déclaration qui, selon Molina, n’a jamais été formulée par le patron de la CAF.
Tout en reconnaissant la proximité entre les deux instances, Molina affirme que la fédération marocaine n’a jamais apporté de soutien ferme ou privé à la réélection d’Idriss Diallo, rappelant notamment l’amitié étroite de la FRMF avec Ahmed Yahya, président de la Fédération mauritanienne.

L’investigateur va plus loin en dénonçant l’utilisation de moyens importants pour séduire les grands électeurs, évoquant l’invitation de présidents de Ligues et de clubs à la Coupe du Monde, assortie de gratifications et de « bonus » financiers au terme de ces déplacements.
Des accusations graves sur la gestion du football féminin
Outre les coulisses politiques de la FIF, l’élément le plus inquiétant de cette sortie concerne le traitement réservé à la sélection nationale féminine de Côte d’Ivoire. Romain Molina évoque des pratiques autoritaires et des dérives administratives lourdes :
Confiscation de passeports de joueuses ; Interdiction stricte de prise de parole sous peine d’exclusion immédiate ; Opacité et irrégularités autour du paiement des primesCes révélations dressent un portrait sombre de la gouvernance du football féminin ivoirien, contrastant fortement avec le rayonnement sportif du pays à l’échelle continentale.
Un dossier complet et une vidéo annoncés
Romain Molina a conclu son message en annonçant la parution imminente d’un article d’investigation détaillé accompagné d’une vidéo explicative pour étayer l’ensemble de ses affirmations.
Du côté de la Fédération Ivoirienne de Football, aucune réaction officielle n’a encore été rendue publique. Reste à savoir si l’instance fédérale ou les autorités gouvernementales décideront d’apporter un droit de réponse face à ces accusations d’une gravité inédite à l’approche du scrutin.































