L’élimination de la Côte d’Ivoire en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 ne cesse de provoquer des remous. Après les critiques de plusieurs observateurs sur le fonctionnement du football ivoirien, une nouvelle polémique secoue désormais les réseaux sociaux : un affrontement public entre le journaliste sportif Malick Traoré et la plateforme Soutien aux Éléphants.
Tout est parti d’une série de publications de Malick Traoré dans lesquelles il dénonçait la place grandissante des intérêts personnels dans le football ivoirien.
Le journaliste a notamment regretté que « les intérêts personnels soient au-dessus de l’intérêt collectif », avant de s’interroger sur la gouvernance du football national, le manque de dialogue entre les différents acteurs ou encore les conditions d’hébergement de la sélection nationale A, qu’il compare à celles offertes dans des pays comme la France ou le Maroc.
Mais ces prises de position n’ont visiblement pas été du goût de tout le monde.
La plateforme Soutien aux Éléphants a répondu frontalement en accusant le journaliste d’avoir longtemps soutenu les dirigeants du football ivoirien avant de changer de discours à quelques mois des élections à la Fédération ivoirienne de football (FIF). Elle lui reproche notamment d’être resté silencieux pendant plusieurs années et remet en cause la sincérité de son engagement actuel.
La réponse de Malick Traoré ne s’est pas fait attendre. Le journaliste a balayé ces accusations, affirmant vouloir simplement défendre son métier et son éthique professionnelle. Il est même allé plus loin en laissant entendre que certains acteurs approcheraient des joueurs avec des motivations financières, une allusion qui a immédiatement fait réagir.
Loin d’apaiser les tensions, Soutien aux Éléphants est revenu à la charge, accusant Malick Traoré d’avoir bloqué ses comptes sur les réseaux sociaux et promettant de dévoiler ce qu’il présente comme « la véritable face » du journaliste.
Au-delà de cette passe d’armes, plusieurs questions se posent.
Qu’est-ce qui a réellement déclenché cette rupture entre deux acteurs qui semblaient jusque-là évoluer dans le même écosystème ?
Pourquoi cette confrontation éclate-t-elle précisément à quelques semaines des élections de la FIF ?
Et surtout, à qui profitent ces querelles publiques au moment où le football ivoirien devrait tirer les leçons de son élimination au Mondial ?
Une chose est certaine : cette guerre des mots est loin d’avoir livré tous ses secrets.
Nous continuerons à suivre cette affaire et reviendrons sur les prochains développements.































