Alors que les délestages rythment le quotidien des Gabonais. Coincés entre deux étages, le Directeur Général et la DAF du groupe Gabon télévisions ont vécu un moment de solitude électrique. Hier, au siège de Gabon Télévisions, le rideau n’est pas tombé sur un plateau de tournage, mais sur les portes d’un ascenseur.
Un huis clos non désiré
Victimes d’une coupure de courant ce mal national qu’ils passent pourtant une bonne partie de leur temps à essayer de justifier ou d’ignorer à l’antenne le Directeur Général (DG) et la Directrice Administrative et Financière (DAF) se sont retrouvés piégés dans la cabine de l’ascenseur.
Pendant que les techniciens s’affairaient en coulisses pour tenter de rétablir le contact avec la réalité (et le réseau électrique), l’ambiance à l’intérieur de la petite boîte métallique a rapidement viré au drame.
Panique au compteur
Si le DG semble avoir gardé son sang-froid de capitaine, la DAF n’a pas supporté cette immersion forcée dans le quotidien des usagers de la SEEG. Selon des témoins sur place, l’obscurité et le manque d’air ont provoqué chez elle une crise de panique sévère.
La leçon du « noir » complet
La direction d’un média d’État, symbole du pouvoir, secourue par les pompiers suite à une défaillance technique devenue la norme pour le reste de la population. L’incident, bien que sans gravité physique majeure après l’évacuation, laisse un goût amer et une question brûlante : si ceux qui dirigent la communication nationale ne sont plus à l’abri des pannes, qui le sera ?
