Nady Bamba, l’épouse de Laurent Gbagbo, est formelle : l’ancien président ivoirien n’a jamais été privé de ses droits civiques et politiques. Selon elle, les blocages autour de sa candidature ne relèvent d’aucun obstacle juridique. Il s’agirait plutôt d’une manœuvre politique visant à semer le doute et la démobilisation au sein des partisans du Parti des Peuples Africains Côte d’Ivoire (PPA-CI).
Lors d’une récente réunion, elle a fermement dénoncé « une stratégie de démoralisation » consistant à entretenir l’incertitude sur l’inscription de Laurent Gbagbo sur les listes électorales. Mais pour elle, l’enjeu dépasse cette formalité : il s’agit de garantir sa participation effective et sa victoire à la prochaine élection présidentielle.
Pointant du doigt la Commission Électorale Indépendante (CEI), Nady Bamba a annoncé que le parti n’allait pas perdre de temps avec une institution qu’elle juge partiale. Le PPA-CI envisage plutôt de se tourner vers le Conseil constitutionnel, où Chantal Camara, la présidente de l’institution, jouera un rôle central dans la validation ou non de la candidature de Gbagbo.
Par ailleurs, elle a lancé un appel direct au président Alassane Ouattara, l’exhortant à garantir une élection équitable, transparente et inclusive, dans l’intérêt de la paix sociale et de la démocratie.
Dans la foulée, Sébastien Dano Djédjé, président exécutif du PPA-CI, a rappelé que Gbagbo demeure « le seul et unique candidat » du parti. Il a invité les militants à redoubler d’efforts pour le parrainage citoyen, étape clé du processus électoral. Objectif : dépasser largement les 85 000 signatures récoltées en 2020.
Pour le PPA-CI, le parrainage citoyen est devenu un enjeu stratégique de mobilisation, dans l’attente d’un verdict crucial sur le retour politique de leur leader.
