Alors que la réapparition du Colonel Assimi Goïta au Palais de Koulouba a levé un coin du voile sur la continuité du sommet de l’État, une ombre persiste sur le sort du Général Modibo Koné. Le puissant Directeur de la Sécurité d’État (SE), pilier du renseignement malien, n’a toujours pas donné de signe de vie officiel depuis les assauts du 25 avril.
Si le retour d’Assimi Goïta aux côtés de l’ambassadeur de Russie a rassuré une partie de l’opinion, l’absence prolongée de l’homme qui centralise tous les secrets du pays alimente les rumeurs les plus persistantes.
Des rapports de blessures persistants
Selon plusieurs sources concordantes, le Général Modibo Koné aurait été directement touché lors des affrontements violents ayant visé les centres névralgiques du pouvoir entre Bamako et Kati. Si la nature exacte de ses blessures reste protégée par le sceau du « Secret Défense« , les milieux sécuritaires évoquent une mise en retrait forcée pour des soins intensifs.
Le « cerveau » du régime en retrait
Contrairement à d’autres responsables, l’absence de Modibo Koné est particulièrement sensible. En tant que chef du renseignement, il est le verrou de la stabilité intérieure. Son indisponibilité, couplée au décès tragique du ministre de la Défense, le Général Sadio Camara, laisse entrevoir une restructuration profonde, bien qu’involontaire, du premier cercle du pouvoir.
Silence radio à la Sécurité d’État
Au siège de la Sécurité d’État, la discrétion est absolue. Aucune communication n’a été produite pour confirmer ou infirmer l’incapacité temporaire du Général. Cependant, le fait qu’il n’ait pas été aperçu lors de la reprise des activités officielles à Koulouba ce mardi suggère que son rétablissement pourrait prendre plus de temps que prévu.
Une chaîne de commandement mise à l’épreuve
Pour le Mali, l’enjeu est de taille : prouver que l’appareil de renseignement peut fonctionner malgré l’absence de son chef historique. Dans les coulisses, ses adjoints assureraient l’intérim technique sous la supervision directe de la Présidence, afin de maintenir la pression sur les groupes armés qui continuent de défier la souveraineté nationale.
