Le Ghana est en deuil après le décès tragique de deux membres du gouvernement et d’autres hauts responsables dans un accident d’hélicoptère militaire, survenu mercredi matin entre Accra et Obuasi, dans la région d’Ashanti. Cet événement secoue profondément la nation et soulève de nombreuses questions sur la sécurité des déplacements officiels dans le pays.
Les faits : un crash soudain et dramatique
Selon un communiqué officiel du gouvernement ghanéen, l’hélicoptère militaire Z-9, en service pour des opérations de transport de haut niveau, a perdu le contact avec le contrôle aérien peu après son décollage. Il s’est ensuite écrasé dans une zone boisée difficile d’accès.
Bilan : 8 morts, dont :
- Edward Kofi Omane Boamah, ministre de la Défense, récemment nommé en janvier 2025,
- Ibrahim Murtala Muhammed, ministre de l’Environnement, des Sciences, de la Technologie et de l’Innovation,
- Dr Samuel Sarpong, vice-président du parti au pouvoir (NDC),
- Un coordinateur adjoint de la sécurité nationale,
- Un ex-candidat parlementaire,
- Et trois membres d’équipage.
Aucune des personnes à bord n’a survécu à l’accident.
Des figures politiques majeures disparues
Edward Kofi Omane Boamah
Ancien ministre des Communications sous John Mahama, il avait été rappelé pour occuper le portefeuille stratégique de la Défense en 2025. Médecin de formation et homme politique respecté, il incarnait une nouvelle génération de dirigeants civils au sein des forces armées.
Ibrahim Murtala Muhammed
Député de Tamale Central, figure montante de la scène politique du nord du Ghana, il portait une vision écologique et technologique pour le développement durable du pays. Il avait lancé plusieurs initiatives liées à l’économie verte.
🇬🇭 Réactions nationales et internationales
Le président ghanéen a exprimé « une douleur immense et une perte irréparable » dans une déclaration solennelle à la nation. Les drapeaux ont été mis en berne sur tout le territoire et une enquête militaire a été ordonnée pour déterminer les causes exactes du crash.
Des chefs d’État africains, l’Union africaine, la CEDEAO ainsi que des ambassades étrangères ont également transmis leurs condoléances au peuple ghanéen.
Une enquête en cours
Les premiers éléments suggèrent une défaillance technique, mais l’armée ghanéenne reste prudente. Une commission mixte composée de l’armée de l’air, du ministère des Transports et d’experts indépendants a été mise sur pied pour analyser les boîtes noires et l’état de l’appareil.
Ce double deuil ministériel survient à moins d’un an des élections présidentielles de 2026, dans un contexte déjà marqué par des tensions entre les principaux partis. Le parti au pouvoir, le National Democratic Congress (NDC), doit désormais recomposer son organigramme politique, alors que ces deux personnalités figuraient parmi les piliers de sa stratégie gouvernementale.

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