Le président de la FIFA, Gianni Infantino, traverse une nouvelle zone de turbulences. Déjà critiqué ces derniers mois pour sa proximité avec plusieurs dirigeants politiques, le patron du football mondial fait désormais l’objet d’un signalement auprès du Conseil d’éthique du Comité International Olympique (CIO).

À l’origine de cette démarche, l’organisation Fairsquare, qui estime que le dirigeant suisse-italien aurait enfreint le principe de neutralité politique dans la gestion du dossier de l’international américain Folarin Balogun.
L’attaquant des États-Unis avait été expulsé lors du match contre la Bosnie-Herzégovine et devait initialement purger une suspension en huitième de finale face à la Belgique. Mais quelques jours avant cette rencontre décisive, la FIFA a finalement levé sa sanction en s’appuyant sur son règlement disciplinaire.
Une décision qui a rapidement alimenté la polémique, d’autant plus que l’ancien président américain Donald Trump avait publiquement demandé un réexamen du dossier. Pour Fairsquare, cette succession d’événements soulève des interrogations sur le respect de l’indépendance des instances sportives.
Même si aucune faute n’est établie à ce stade, cette procédure pourrait fragiliser davantage Gianni Infantino, déjà régulièrement critiqué pour ses relations avec certaines personnalités politiques.
Le Conseil d’éthique du CIO devra désormais déterminer si ces éléments justifient l’ouverture d’une procédure plus approfondie ou d’éventuelles mesures disciplinaires.

Pour l’heure, Gianni Infantino conserve ses fonctions à la tête de la FIFA et aucune sanction n’a été prononcée. L’affaire n’en demeure pas moins un nouveau défi pour le dirigeant, en pleine Coupe du monde 2026.































