Société

Happy Run 10e édition : Victor Yapobi répond aux critiques et défend une fierté nationale

La conférence de presse du Happy Run s’est tenue ce jeudi au Novotel Plateau dans une ambiance feutrée et en couleur, à l’image de l’événement lui-même. Mais un échange a retenu l’attention : la réponse ferme et sans détour de Victor Yapobi, initiateur du festival et président du comité d’organisation, face à une question jugée tendancieuse sur le prix des t-shirts.

Une mise au point nécessaire

Lorsqu’un journaliste lui demande si les coûts du festival notamment le prix des t-shirts ne sont pas exagérés, Victor Yapobi remet les choses en perspective :

« Happy Run, ce sont presque 60 000 personnes en moyenne. Imaginez-vous des t-shirts pour toutes ces personnes… D’où sort l’argent ? Malgré les soutiens et les partenaires, on n’y arrive pas toujours, mais nous le faisons. Dire que c’est cher, ce n’est pas correct. »

Et il a raison. Organiser un tel événement à cette échelle logistique, sécurité, animation, communication, artistes, décoration, encadrement n’est ni facile ni gratuit. Que des jeunes paient un ticket ou un t-shirt, ce n’est pas un obstacle : c’est une contribution. Une manière de dire « je soutiens ce que vous faites pour nous ».

Un festival qui fait rayonner la Côte d’Ivoire

Happy Run, ce n’est pas une simple course. C’est un mouvement, un état d’esprit. C’est le seul festival de ce genre en Afrique de l’Ouest, inspiré par les grandes Color Runs des États-Unis et d’Inde, mais adapté aux réalités et à la culture ivoirienne. C’est aussi un espace d’expression pour la jeunesse, un rendez-vous attendu chaque année avec impatience, une bouffée d’oxygène dans un quotidien souvent difficile.

« Ce festival doit être une fierté pour la Côte d’Ivoire », rappelle Victor Yapobi. Et il a mille fois raison. Car pendant que certains critiquent, d’autres bâtissent. Et Happy Run, c’est du concret : des emplois temporaires créés, des jeunes en visibilité, des artistes en scène, une ville qui vibre, des valeurs de paix et de vivre-ensemble promues.

Une 10e édition pleine de promesses

Et pour marquer les 10 ans de ce festival devenu emblématique, l’organisation voit les choses en grand. « De grandes surprises attendent tous ces jeunes » , a annoncé Victor Yapobi, tout en précisant que le ticket resterait accessible : 10 000 FCFA pour vivre une expérience unique.

Ce n’est pas une dépense. C’est un investissement dans la joie, dans l’unité, dans la culture urbaine ivoirienne. Un prix symbolique pour un moment inoubliable.

Happy Run, ce n’est pas qu’un événement. C’est un mouvement.

Alors, au lieu de critiquer, pourquoi ne pas soutenir ? La jeunesse ivoirienne mérite plus de plateformes comme celle-là. Et tant que des hommes comme Victor Yapobi continueront de croire en elle, Happy Run continuera de briller avec ou sans polémique.

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