Figure féminine de la scène politique ivoirienne, Henriette Lagou Adjoua, née le 22 juin 1959, s’est imposée au fil des années comme une actrice déterminée de la vie publique en Côte d’Ivoire. Son parcours est marqué par des engagements forts, des responsabilités institutionnelles et une volonté affirmée de faire entendre la voix des femmes dans l’arène politique.
Une actrice incontournable de la présidentielle de 2025
Aujourd’hui, Henriette Lagou fait de nouveau parler d’elle. À l’approche de la présidentielle de 2025, son nom figure parmi les personnalités éligibles au scrutin aux côtés de Simone Ehivet Gbagbo, Alassane Ouattara, Jean-Louis Billon et Ahoua Mélo.
Cette présence dans la short-list des figures politiques potentielles témoigne de la reconnaissance de son parcours et de son ancrage dans la vie politique ivoirienne. Pour beaucoup, sa candidature représenterait à la fois la continuité de son combat pour la démocratie et l’affirmation d’un leadership féminin dans une compétition encore largement dominée par les hommes.
Une militante politique de conviction
Membre du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), Henriette Lagou s’est par la suite rapprochée du Congrès national de la résistance pour la démocratie (CNRD), structure politique associée à l’ancien président Laurent Gbagbo. Elle en est devenue marraine, et préside le mouvement « Deux millions de filles pour Gbagbo », un collectif féminin mobilisé en faveur de l’ex-chef d’État.
Des responsabilités nationales
Au-delà de la politique, elle a occupé un poste de premier plan en tant que présidente du conseil d’administration de la compagnie Air Ivoire, affirmant ainsi son influence dans le domaine économique et institutionnel.
Une voix contre la Constitution
Très critique vis-à-vis de la réforme constitutionnelle adoptée en Côte d’Ivoire, Henriette Lagou avait dénoncé ce texte en des termes fermes, déclarant dans le quotidien Le Temps : « Nous disons non, à la forfaiture ».
Candidate à la présidentielle de 2015
Le 12 mai 2014, elle annonce sa candidature à l’élection présidentielle ivoirienne de 2015. Le 10 août 2015, elle devient la quatrième candidate à déposer officiellement son dossier de candidature. Le 9 septembre 2015, le Conseil constitutionnel valide sa participation au scrutin.
Au terme du vote, elle obtient 27 759 voix, soit 0,89 % des suffrages exprimés. Une performance modeste mais symbolique de l’importance croissante des femmes candidates dans un paysage politique dominé par les hommes.
Une épreuve personnelle
En janvier 2022, Henriette Lagou traverse une douloureuse épreuve avec le décès de sa fille, diplomate à l’ambassade de Côte d’Ivoire en Suisse, victime d’un malaise fatal.
