Face à la presse au siège de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF), le technicien français Hervé Renard a officiellement pris ses fonctions à la tête de la sélection nationale. Un retour placé sous le signe de l’ambition, de la rigueur et de l’exigence, avec pour objectif principal d’amener les Éléphants vers les plus hautes échéances africaines.

Le choix du cœur et du haut niveau
Devant les journalistes et les instances dirigeantes, Hervé Renard n’a pas caché sa fierté de retrouver le banc ivoirien. Le sélectionneur a tenu à rappeler la relation particulière qu’il entretient avec le pays et la réputation de l’équipe sur le continent.
« C’est une fierté et un grand honneur pour moi de revenir à la tête de cette grande nation de Côte d’Ivoire. Nous connaissons le travail qui nous attend avec les CAN successives. Nous connaissons les défis et l’exigence du peuple ivoirien. »
Revenant sur les coulisses de son arrivée, le technicien de 57 ans a expliqué la rapidité de sa prise de décision :
« J’ai été contacté au retour du mondial par la fédération après leur décision de continuer avec quelqu’un d’autre. Quand la Côte d’Ivoire vous contacte, il n’y a pas beaucoup à réfléchir. C’est le haut niveau du football africain. En 2 ans, on essaiera de faire le maximum. »
Méritocratie et discipline collective : les règles du jeu
Interrogé sur sa philosophie d’organisation, le sélectionneur a clairement défini ses critères d’attribution des maillots. La forme du moment sera le seul juge de paix :

« En tant que sélectionneur, c’est de toujours sélectionner ceux qui sont toujours en forme et performants. C’est un critère mondial, on doit toujours penser à l’intérêt général de l’équipe. »
Evoquant les forces et axes d’amélioration du groupe ivoirien, Hervé Renard a livré une analyse lucide de l’effectif :
« La force des Éléphants, c’est qu’elle a beaucoup de qualités, elle rivalise bien avec les plus grosses équipes. Comme faiblesse, il nous faudra une discipline collective et on va y travailler. »
Staff technique et retours sur ses récentes expériences
Pour mener à bien sa mission, le technicien français a officialisé l’arrivée d’un technicien ivoirien à ses côtés, un choix stratégique né de son parcours à l’étranger :
« J’ai choisi un adjoint qui est ivoirien du nom d’Amara Dembélé. Je l’ai rencontré en Arabie Saoudite et j’ai pensé à lui. Pour lui, c’est un immense honneur. »
Relancé par les journalistes sur ses précédents passages sur le banc de l’Arabie Saoudite et de la Tunisie, Hervé Renard a tenu à remettre ces étapes en perspective :
« En Arabie Saoudite, ma mission était de qualifier l’Arabie Saoudite, ce que j’ai réalisé. La Tunisie m’a contacté à la rescousse, je n’avais rien à perdre, je suis venu. Ça a été une bonne expérience, même dans les situations les moins faciles. Ce ne sont pas des échecs, mais des aléas. »

L’objectif Ghana et l’appel à l’unité
Pour Hervé Renard, l’histoire passée s’efface devant les chantiers à venir. L’objectif immédiat reste le parcours de qualification et le grand rendez-vous qui s’annonce face à la sélection ghanéenne.
« Chaque nouveau défi est un challenge. Ce qui s’est passé hier ne tient plus aujourd’hui, c’est une nouvelle dynamique. Réussir avec une grande fédération, un grand pays, un grand président… il n’y a que comme ça qu’on peut aller loin, c’est un énorme défi. L’objectif premier, c’est déjà la qualification aux prochaines CAN et le reste viendra. »
« La prochaine fenêtre, le prochain match contre le Ghana ne sera pas du tout facile, nous le savons tous, on fera le maximum. »
En conclusion de son intervention, le patron du banc des Éléphants a tenu à exprimer sa reconnaissance envers les dirigeants fédéraux et à lancer un message de rassemblement :
« Merci au président et à tout le monde de m’avoir redonné la possibilité de redevenir coach des Éléphants. Tous ensemble, on essaiera de faire de notre mieux pour les prochaines échéances à venir. »































