L’une des plus grandes tragédies humaines de notre époque se déroule actuellement au Soudan, loin des radars médiatiques. Au cœur de l’horreur : la région du Darfour, où un nettoyage ethnique est en cours.
Massacres et pillages
Les Forces de Soutien Rapide (FSR), une puissante milice dirigée par le général Hemedti, sont accusées par l’ONU et de nombreuses ONG de commettre des massacres de masse. Elles ciblent systématiquement les populations non arabes (Masalit, Four, Zaghawa).
La capitale du Darfour Nord, El Fasher, qui abritait des centaines de milliers de réfugiés, a été assiégée et dévastée, faisant des milliers de morts. Des vidéos de miliciens se vantant de leurs atrocités circulent, confirmant la brutalité des attaques.
L’or : le nerf de la guerre
Selon de multiples enquêtes internationales, ce conflit est alimenté par le pillage des ressources. Le général Hemedti contrôlerait les principales mines d’or du Darfour.
Cet or serait exporté illégalement, notamment vers Dubaï (Émirats arabes unis), pour y être « blanchi« . En retour, les Émirats sont accusés par des experts de l’ONU d’être le principal fournisseur d’armes et de soutien logistique des FSR, violant ainsi l’embargo international et alimentant la machine de guerre.
L’indifférence mondiale
Pendant que ces crimes se poursuivent, l’ONU alerte sur la « plus grande crise de déplacement au monde » (plus de 10 millions de personnes) et une famine imminente. Pourtant, cette guerre reste largement ignorée. Une indifférence qui, selon de nombreux observateurs, permet à ce « génocide » de se poursuivre loin des caméras.
