Ce qui devait être une journée d’amour s’est transformé en drame absolu. Le 14 février, jour de la Saint-Valentin, un couple de Canadiens a perdu la vie dans une violente collision frontale à Saint-Bernard-de-Lacolle, une petite municipalité située au sud du Québec, près de la frontière américaine.
Le décès de Nicole Amyot, 61 ans, et de son conjoint Mario Ménard, du même âge, a bouleversé leurs proches et toute leur communauté.
Un retour de voyage qui vire au cauchemar
Selon les informations rapportées par la Sûreté du Québec, le couple circulait en fin d’après-midi sur la route 202, un axe secondaire bordé de champs et souvent exposé aux conditions hivernales difficiles.
Ils revenaient d’un séjour d’une semaine en Floride, destination prisée des retraités canadiens en quête de soleil pendant l’hiver. Ils se rendaient simplement récupérer l’une de leurs voitures lorsqu’un véhicule arrivant en sens inverse aurait dévié de sa voie, provoquant un face-à-face d’une extrême violence.
Alertés vers 15 heures par un témoin, les secours sont rapidement intervenus. Les pompiers ont dû utiliser une pince de désincarcération pour extraire les victimes de leur Volkswagen Coccinelle. Malgré les efforts déployés, Nicole Amyot et Mario Ménard ont succombé à leurs blessures.
Dans l’autre voiture se trouvaient deux trentenaires. Gravement blessés, ils ont été transportés à l’hôpital dans un état jugé stable.
Un amour de toute une vie
Le drame prend une dimension encore plus poignante au regard de leur histoire. Nicole Amyot et Mario Ménard étaient ensemble depuis la fin de leur adolescence. Installés à Candiac depuis plus de 25 ans, ils formaient un couple solide, uni et apprécié.
Ancienne éducatrice spécialisée, Nicole était décrite comme une femme douce et attentionnée. Mario, qui avait travaillé dans la construction, était reconnu pour son sens du travail et sa générosité.
Depuis leur retraite récente, ils profitaient pleinement de la vie : voyages, camping, escapades improvisées. « Ce n’étaient pas des gens pressés », confie une cousine de la défunte. « Ils savouraient chaque moment. »
Une communauté sous le choc
À Candiac, la nouvelle a provoqué une véritable onde de choc. Voisins et proches parlent d’un couple chaleureux, toujours prêt à rendre service.
« Ils avaient un grand cœur », témoigne un membre de la famille. Devant leur domicile, l’émotion était palpable. Certains voisins, encore incrédules, évoquent des souvenirs de discussions animées, de rires partagés et de petits gestes de solidarité.
Le contraste est brutal : mourir un jour symbolisant l’amour éternel, après plus de quarante ans de vie commune.
Une enquête en cours
Des spécialistes en reconstitution d’accidents ont été dépêchés sur les lieux afin de déterminer les circonstances exactes de la collision. La route 202 a été fermée plusieurs heures, le temps de permettre aux enquêteurs d’analyser la scène.
Au Canada, où l’hiver rend les chaussées particulièrement dangereuses, les accidents frontaux demeurent parmi les plus meurtriers sur les routes secondaires.
En cette Saint-Valentin, l’histoire de Nicole et Mario rappelle avec une douloureuse intensité la fragilité de la vie même pour ceux qui semblaient avoir trouvé le bonheur simple d’une retraite paisible, main dans la main.
