Depuis quelques années, un phénomène notable se dessine en Côte d’Ivoire : le concours d’entrée à l’Institut National de Formation des Agents de Santé (INFAS) attire un nombre croissant de candidats. Autrefois réservé à une poignée de passionnés de la santé et considéré comme un choix de carrière exigeant, ce concours est aujourd’hui devenu l’un des plus prisés du pays. Dans les villes comme dans les zones rurales, être infirmier ou infirmière est désormais perçu comme une voie sûre vers l’emploi et la stabilité financière.
Un engouement inédit
L’augmentation du nombre de places ouvertes au concours a permis à un plus grand nombre de jeunes Ivoiriens d’accéder à la formation. Cette démocratisation de l’accès, saluée par certains comme une mesure d’inclusion et de lutte contre le chômage, a contribué à populariser le métier d’infirmier. Les réseaux sociaux et les témoignages de jeunes diplômés ayant rapidement trouvé un poste renforcent encore l’attractivité de cette filière.
Des inquiétudes sur la qualité de la formation
Cependant, cette ouverture massive suscite des inquiétudes. Plusieurs acteurs du secteur de la santé craignent que l’élargissement des critères d’admission n’affecte la qualité des soins à long terme. Le métier d’infirmier implique des compétences techniques, une rigueur et un sens aigu de la responsabilité : une sélection moins stricte pourrait fragiliser la formation et, par ricochet, compromettre la prise en charge des patients.
Certains observateurs vont plus loin : si la tendance se poursuit, le risque serait d’assister, dans les années à venir, à une augmentation du taux de mortalité dans les hôpitaux, faute de personnel qualifié.
Les accusations de favoritisme
Dans l’opinion publique, le débat est vif. D’aucuns affirment que, depuis quelques années, l’admission à l’INFAS ne se jouerait plus uniquement sur le mérite, mais aussi sur le copinage, le parentage et les réseaux d’influence. Ces pratiques supposées, si elles étaient avérées, porteraient atteinte à l’égalité des chances et à la crédibilité de l’institution.
À l’inverse, d’autres estiment que ces accusations relèvent davantage de la manipulation politique : selon eux, elles sont alimentées par des opposants désireux de ternir l’image du gouvernement d’Alassane Ouattara, en présentant chaque réforme comme une menace ou un échec.
Une problématique à méditer
Si l’INFAS représente aujourd’hui un véritable tremplin professionnel pour de nombreux jeunes, il reste à savoir : comment concilier l’ouverture des concours et la démocratisation de l’accès au métier avec la nécessité de maintenir un haut niveau de compétence et de rigueur dans un secteur aussi vital que la santé publique ?

Koffi oscar stephane Botti
août 16, 2025 at 4:25 pm
pour ma part faudrait que les gens sachent que dans un premier temps que beaucoup de nos agents de santé n’ont pas la stabilité financière vu que le corps est encore au grade B3.
en second temps l’augmentation du nombre de place est en prévention d’un déficit à venir des infirmiers selon des études de l’OMS et en complément du déficit déjà existent des infirmiers en cote d’ivoire.
cependant il faut souligner une charge de travail plus énorme avec l’ouverture de nouvelle structure de santé par le gouvernement, pour aussi une meilleure qualité il faut beaucoup plus d’agents.
pour conclure il faut juste former les étudiants de façon rigoureuse et leur inculquer les valeurs de la profession.