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Santé

INFAS : La présence de stagiaires canadiennes relance le débat sur la « discipline capillaire »

Depuis quelques jours, une polémique inhabituelle sature les réseaux sociaux ivoiriens. Au cœur du débat : le contraste entre le règlement intérieur strict de l’Institut National de Formation des Agents de Santé (INFAS) et la liberté d’apparence de stagiaires infirmières venues du Canada, l’institution est depuis lors sous le feu des critiques.

Le choc des réalités

La controverse a pris racine suite à la diffusion des photos des étudiantes de l’Université du Québec en stage de fin de cycle en Côte d’Ivoire prises en présence du ministre de la santé et des étudiants de l’INFAS dans une salle de cours. Tresses, queues de cheval ou cheveux longs naturels sont arborés sans aucune restriction.

Un argument d’hygiène remis en cause

Pour de nombreux observateurs et futurs soignants ivoiriens, la présence de ces Canadiennes est une preuve par l’image. Si l’un des systèmes de santé les plus rigoureux au monde (le Canada) permet à ses agents d’exercer avec leurs attributs capillaires, l’argument de la « source d’infection » ou de la « distraction au travail » avancé par les autorités locales semble perdre de sa superbe.

« La compétence réside dans la dextérité des mains et la solidité des connaissances, pas dans la longueur des cheveux », soutient un collectif d’étudiants sur une plateforme de discussion professionnelle.

Un héritage colonial sur la sellette

Aujourd’hui, l’opinion publique s’interroge : pourquoi la Côte d’Ivoire maintient-elle des standards de « discipline » que les pays européens et nord-américains ont abandonnés depuis plus de cinquante ans ? La « boule à zéro » est-elle devenue un frein à l’épanouissement identitaire d’une jeunesse qui souhaite concilier professionnalisme et fierté de ses attributs naturels ?

L’administration de l’INFAS face à une pression inédite

Si l’administration de l’INFAS n’a pas encore produit de communiqué officiel en réponse à ce buzz, la pression est réelle. Les revendications ne portent plus seulement sur un confort esthétique, mais sur une mise à jour des règlements intérieurs pour les aligner sur les standards internationaux.

Le défi pour l’institut sera de prouver que la rigueur de la formation médicale peut survivre à une libéralisation du look de ses étudiants, dans un pays où la modernisation des institutions passe aussi par la décolonisation des esprits et des apparences.

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