À quelques jours de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, le Cameroun retient son souffle. À 92 ans, Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, brigue un huitième mandat. Mais une question domine l’actualité : est-il réellement plébiscité par les Camerounais ?
Des sondages favorables au chef de l’État
Plusieurs enquêtes attribuées à des instituts locaux placent Paul Biya en tête des intentions de vote. Certaines lui accordent plus de 40 % des voix, d’autres vont jusqu’à 60 %. Des chiffres qui confortent l’image d’un président encore solidement installé, soutenu par l’appareil du RDPC et l’absence d’un candidat unique de l’opposition.
Une opposition affaiblie mais mobilisée
La donne change toutefois lorsqu’on observe d’autres sondages contradictoires. Selon une enquête de l’ONG ECUC, Biya n’arriverait qu’en quatrième position, derrière Issa Tchiroma Bakary, Bello Bouba Maigari et Cabral Libii. De plus, l’exclusion de Maurice Kamto de la course électorale reste un sujet sensible et alimente les débats sur la transparence et l’équité du scrutin.
Plébiscite ou illusion ?
Si Paul Biya conserve une avance apparente, parler de plébiscite reste prématuré. Entre doutes sur la méthodologie des sondages, critiques sur le code électoral et interrogations sur la capacité du chef de l’État à gouverner à son âge, l’issue du vote pourrait réserver des surprises.
Une chose est certaine : le scrutin d’octobre 2025 sera un test majeur pour l’avenir politique du Cameroun et la crédibilité de son processus démocratique.
